Line Renaud: «Arrêter? Pas maintenant!»

Line Renaud: «Arrêter? Pas maintenant!»
Isopix

N’avez-vous pas hésité à tourner en plein covid ?

C’était délicat, mais nous avions toutes les autorisations, et nous étions au grand air. Tous les gestes recommandés étaient respectés, les machinistes avaient tous des masques, les acteurs aussi quand ils ne tournaient pas.

Vous vous êtes fait vacciner contre le covid le 18 janvier…

Oui, et je viens juste de faire le rappel.

Retrouver le chemin d’un tournage après votre arrêt forcé, ç’a dû être un bonheur !

Enorme, ça me brûlait ! C’était mon premier tournage après mon AVC et c’était formidable pour moi de retrouver la même équipe. Même si je me demandais aussi si j’allais savoir le faire.

Vous éprouvez donc toujours le même plaisir à faire ce métier ?

Ah oui, ce n’est pas encore passé. J’ai signé mon premier contrat à Radio-Lille en août 45 et à partir de là, je n’ai pas arrêté. Quand j’ai signé, à 16 ans, si on m’avait dit qu’à 92 ans je ferais toujours ce métier, j’aurais été très surprise.

Vous sortez aussi un album chez Warner.

C’est un triple CD, qui réunit cinquante chansons. Certaines qui n’ont pas été des grands tubes auraient pu l’être. Et je sortirai pour la fête des Mères une BD destinée aux enfants.

À votre âge, vous pourriez vivre d’une retraite bien méritée, qu’est-ce qui vous motive encore à tourner ?

La passion. Le moment d’arrêter, je le déciderai moi-même, mais il n’est pas encore venu. J’ai la chance d’avoir la mémoire, elle n’a pas du tout été égratignée par l’AVC.

« Meurtres dans les trois vallées », dimanche 28 février, 20h20, La Une

L’intégralité de notre interview avec Line Renaud est à lire dans le Ciné-Télé-Revue de cette semaine

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