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Douze ans de prison requis pour des viols au sein d’une famille à Waterloo

Douze ans de prison requis pour des viols au sein d’une famille à Waterloo
123RF

Le tribunal correctionnel du Brabant wallon a examiné jeudi un dossier de mœurs impliquant un quinquagénaire habitant Waterloo. L’homme est poursuivi pour des viols commis sur ses deux filles, dès leurs six ans, ainsi que pour le viol de son petit-fils de quatre ans, en mars 2020. Le ministère public a requis douze ans de prison ferme.

L’année dernière, le petit garçon avait expliqué à sa mère, au retour d’une visite chez son grand-père, que ce dernier avait pris son sexe dans sa bouche « comme une sucette ». La mère s’est ensuite rendue au commissariat de police pour dénoncer les faits, révélant qu’elle aussi avait été violée à plusieurs reprises par son père depuis ses six ans.

Le prévenu a avoué avoir mis le sexe de l’enfant de 4 ans dans sa bouche alors qu’il lui donnait le bain. Il a affirmé qu’il s’agissait d’un « jeu » qui aurait dérapé.

À l’audience, jeudi, le quinquagénaire waterlootois n’a pas nié les viols infligés à ses enfants mais a soutenu que sa fille « avait le choix ». À propos d’autres faits qu’il avait avoués concernant sa deuxième fille, il est revenu sur ses aveux faits aux policiers et a déclaré devant le tribunal qu’il avait sans doute confondu ses deux filles en décrivant certaines scènes d’inceste aux enquêteurs.

Son avocat a précisé que le prévenu présentait des problèmes de mémoire et a plaidé pour un sursis probatoire qui permettrait à son client de soigner ses problèmes psychologiques.

Le ministère public, lui, considère que le Waterlootois n’a toujours pas pris conscience de « l’extrême gravité, voire de l’atrocité » des faits qu’il a commis. Estimant que l’ensemble des préventions devaient être déclarées établies, la substitute a requis une peine de 12 ans de prison ferme, suggérant d’ajouter une mise à disposition du tribunal d’application des peines au terme de ces 12 années.

L’affaire a été mise en continuation au 25 mars pour obtenir un rapport du service de santé mentale, qui n’a pas encore eu l’occasion de rencontrer le prévenu en prison.

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