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Accusée d’avoir mis le feu à son mari, elle évoque un homme «autoritaire»

Accusée d’avoir mis le feu à son mari, elle évoque un homme «autoritaire»

«Il disait que j’étais imbue de moi-même. Il n’aimait pas mon côté indépendant. Pour toute décision, je devais passer par lui, même pour les courses», a expliqué Mbongela Malutshi, jeudi en fin de matinée, devant la cour d’assises de Bruxelles. Cette femme âgée de 47 ans est accusée d’avoir assassiné son mari,

«J’avais tellement du mal car je faisais les choses spontanément. Mais pour lui, je lui manquais de respect», a poursuivi l’accusée, interrogée par la présidente sur son parcours de vie. «Ma manière de vivre ’européanisée’ comme il disait, ne lui plaisait pas.»

Mbongela Malutshi a évoqué ses 23 années de mariage avec les hauts et les bas. Elle avait décidé à une reprise de quitter son mari, avant de revenir au domicile familial. «Entre 2012 et 2014, ça s’est mieux passé», a-t-elle dit. L’accusée a également parlé du placement de l’une de leurs filles, à la suite des violences exercées sur celle-ci par son mari. L’enquête a révélé que l’enfant avait en effet été placée par le juge de la jeunesse après que son père lui avait tondu les cheveux, furieux d’apprendre qu’elle avait un petit ami.

Le 27 mai 2018, vers 18h00, la police est intervenue au domicile de Mbongela Malutshi et de son mari, Jean Malmbiteva, à Teralfene, dans la commune d’Affligem, en Brabant flamand. Des voisins avaient appelé les secours après avoir vu Jean Malmbiteva en feu dans son jardin.

La victime a été emmenée d’urgence à l’Hôpital Militaire de Neder-over-Heembeek. Elle y est décédée le lendemain matin vers 05h00.

Avant d’être emmenée en ambulance, la victime a déclaré à un policier: «elle a jeté de l’essence sur moi». Mbongela Malutshi a ainsi été privée de sa liberté et emmenée au commissariat. Dans sa première audition comme dans les suivantes, elle a déclaré qu’il s’agissait d’un accident. Son mari l’avait une nouvelle fois agressée verbalement, elle avait pris peur et elle avait alors jeté par terre un gobelet d’essence et un briquet qu’elle tenait dans chaque main, a-t-elle raconté. Elle a affirmé qu’elle était en train d’utiliser de l’essence pour nettoyer des traces de colle sur les murs de son atelier de couture, dans la cave.

L’interrogatoire de l’accusée se poursuivra jeudi après-midi.

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