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Domenico, le pompiste de Comblain avait tué «son» braqueur en fuite: 3 ans avec sursis requis, «jamais je n’ai voulu la mort de quiconque»

Domenico, le pompiste de Comblain avait tué «son» braqueur en fuite: 3 ans avec sursis requis, «jamais je n’ai voulu la mort de quiconque»

La scène s’était déroulée le 4 octobre 2018 vers quatre heures du matin. Dominique Castronovo, qui dormait dans le local à côté de son commerce pour « veiller sur ses biens », s’était réveillé et il avait aperçu, sur les images de vidéosurveillance, des jeunes près des pompes à essence (ils étaient cinq Sérésiens et Flémallois, âgés de 19 à 24 ans).

« J’ai d’abord cru qu’ils faisaient le plein, puis j’ai vu qu’ils fracturaient la porte d’entrée », a-t-il expliqué au tribunal ce vendredi. « La sirène d’alarme a retenti dans les 20 secondes, j’ai vite enfilé un short, j’ai pris mon arme, et je suis sorti. » Cette arme a été l’objet de multiples questions lors de l’instruction d’audience : ce chasseur détenait déjà (légalement) cinq armes de chasse, des armes de collection, pourquoi avait-il donc besoin de se doter d’un Magnum 357 ? « Parce que c’était rassurant d’avoir ça dans mon coffre », s’est-il justifié. Le coffre n’était pas fermé, et l’arme était chargée avec des balles qui, elles, n’étaient pas détenues légalement.

Le septuagénaire avait été volé six fois en douze ans  : « Quand vous avez un commerce, vous regardez à vos biens, sinon ça n’arrête pas ! », a-t-il expliqué.

Domenico a confié qu’il revoyait tout le temps les images de la scène  : « J’ai un gamin de 18 ans, la victime avait 19 ans, il ne faut pas croire que je dors facilement ».

► Le ministère public a requis une peine de trois ans de prison avec sursis : découvrez la suite des informations sur nos éditions digitales.

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