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Coronavirus: la France pourrait reconfiner certaines zones le long de la frontière face à la flambée des cas, contrôlera-t-on davantage?

Coronavirus: la France pourrait reconfiner certaines zones le long de la frontière face à la flambée des cas, contrôlera-t-on davantage?

Ce jeudi, la France s’inquiétait de la situation épidémique de 22 départements . Toute l’Ile-de-France (Paris, Essonne, Hauts-de-Seine, Seine-et-Marne, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne, Val-d’Oise, Yvelines), une grande partie des Hauts-de-France (Nord, Oise, Somme, Pas-de-Calais), une partie de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur (Alpes-Maritimes, Bouches-du-Rhône, Var), le Rhône, la Drôme, la Moselle, la Meurthe-et-Moselle et l’Eure-et-Loir ont été placés sous vigilance renforcée. Les villes le long de la frontière pourraient donc se retrouver, à l’image Nice et de Dunkerque, confinées dès le samedi 6 mars.

Depuis la mise en application de la nouvelle mesure qui vise à se munir d’une attestation sur l’honneur pour entrer sur le territoire voisin, les autorités françaises contrôlent quotidiennement et à tour de bras les véhicules venant de Belgique. Dans notre pays, la situation est bien différente. Il suffit de se rendre sur l’autoroute E42-E19/A7, à hauteur d’Hensies pour s’en rendre compte. Les voitures et les poids lourds s’agglutinent dans une file interminable vers la France alors que, vers la Belgique, la circulation reste fluide.

Face à la flambée des cas en France, les choses vont-elles changer ? Va-t-on encore augmenter les contrôles aux frontières ? De nombreux Belges s’interrogent. La réponse est négative.

En Belgique, les contrôles transfrontaliers continueront à avoir lieu mais ne seront pas accentués. « Certains seront ajoutés mais nous en réalisons déjà en suffisance. La politique de la zone de police Mons-Quévy est, de manière générale, la prévention et non la répression. Nous collaborons aussi avec la gendarmerie française. Certains points de contrôle resteront statiques, d’autres seront ambulants. Il y aura peut-être davantage de vigilance mais nous ne changerons pas notre ligne de conduite », explique Morgane François, porte-parole de la zone de police Mons-Quévy.

Déjà renforcés

Même constat sur le territoire mouscronnois qui concentre une vingtaine de points-frontière avec la France. « La France a l’occasion d’être appuyée par des équipes de la police nationale ainsi que la douane. En Belgique, c’est la police locale qui doit gérer les contrôles aux frontières, en étant présente sur les différents points de passage », explique Magali Delannoy, porte-parole de la zone de police de Mouscron. Autrement dit, assurer des contrôles 24 heures sur 24 au niveau des différents points de passage est quasi impossible pour la police locale. « Il y a des contrôles réguliers, inopinés ou organisés, mais pas en continu, ainsi que des opérations de contrôles ciblées sur des points de passage, généralement organisés sur les week-ends ». À noter que, depuis fin janvier, c’est sur l’E17 entre Gand et Lille que les contrôles sont les plus intensifs.

Du côté de la police fédérale, on nous confirme que des contrôles ont déjà été renforcés par le passé et qu’on viendra en renfort si une zone police locale en fait la demande.

Nous avons contacté la ministre de l’Intérieur Annelies Verlinden afin de savoir si des changements étaient à prévoir dans les prochains jours mais, nos sollicitations sont restées vaines.

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