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Le plus chaud, le plus dramatique…: revivez les meilleurs moments des Clasicos entre le Standard et Anderlecht (vidéos)

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Malgré le huis clos imposé par la crise du coronavirus qui chamboule totalement la saison, les supporters du Standard et d’Anderlecht ne manqueront pour rien au monde le Clasico, prévu ce dimanche sur le coup de 13h30. Il faut dire que ces rencontres font désormais partie du « patrimoine » du sport belge. Indéniablement. Entre la rivalité historique, les joueurs qui sont passés par les deux clubs, l’ambiance électrique présente dans les gradins ou des faits de match à jamais gravés dans les esprits, on a tous quelque chose de… Clasico. Pour l’occasion, on vous propose de jeter un œil dans le rétro et de revivre certains grands matches entre Rouches et Mauves.

Le plus décevant : Anderlecht – Standard (29 novembre 2020, 0-0)

Il s’agissait du premier Clasico de l’histoire sans supporters… et peut-être que cela a joué dans les intentions et l’esprit des 22 acteurs. Si les Mauves ont été un rien plus entreprenants, ils ne sont pas parvenus à surprendre la défense liégeoise. Peu de réelles occasions franches des deux côtés, même si les Rouches ont mis légèrement le nez à la fenêtre en seconde période. Au final, Anderlecht et le Standard se contentaient donc de ce point. Ce que Vincent Kompany et Philippe Montanier, les T1 respectifs, étaient sans doute venus chercher…

Le plus spectaculaire : Standard – Anderlecht (28 janvier 2018, 3-3)

Il y en a eu des rencontres spectaculaires entre les deux clubs, mais le dernier qui a fortement marqué les esprits, c’est celui de 2018. Deux ans après avoir déjà signé un 3-3 (en 2016 sur la pelouse d’Anderlecht), les deux formations ont remis le couvert à Sclessin. Ce dimanche-là, les spectateurs ont assisté à une première période complètement folle avec, d’un côté, des buts inscrits par Orlando Sa et Christian Luyindama et, de l’autre… un triplé de Sofiane Hanni, qui a rejoint quelques jours plus tard le Spartak Moscou. Après la pause, Luyindama remettait les deux équipes à égalité dans un Clasico lors duquel il n’y aura eu que trois cartes jaunes (Sa, Trebel, Dendoncker).

Le seul qui se décide sur tapis vert : Standard – Anderlecht (12 avril 2019, 5-0)

La crise couvait depuis quelque temps à Anderlecht. Ce Clasico fut sans doute la goutte de trop pour les supporters bruxellois, qui ont provoqué l’arrêt du match après avoir lancé à plusieurs reprises des objets et des fumigènes sur le terrain. La rencontre a été définitivement stoppée peu après la demi-heure de jeu par l’arbitre Éric Lambrechts, alors que le marquoir affichait 2-0 en faveur des Rouches (Marin, Mpoku). Sans surprise, le score de forfait fut acté (5-0) et les trois points revenaient dans l’escarcelle liégeoise. Anderlecht écopait aussi d’une amende de 6.000 euros. Les Mauves ont évité de justesse de devoir jouer un match à huis clos à domicile, grâce à une décision de la CBAS à la fin du mois de juillet. Soit juste avant le début de la saison 2019-2020.

Le plus burlesque : Anderlecht – Standard (29 novembre 2017, 0-1)

En huitièmes de finale de la Coupe de Belgique, le Standard a pris la mesure d’Anderlecht grâce à un but de Carlinhos (18e) et a obtenu sa qualification pour le prochain tour, malgré un match très houleux marqué par un arrêt de match et un penalty loupé d’Edmilson. Mais ce que les supporters retiendront surtout, c’est l’attitude burlesque, lamentable, ridicule de Ricardo Sa Pinto en seconde période. Alors qu’il était occupé à vilipender le quatrième arbitre, le coach du Standard a reçu un gobelet de bière, lancé par un supporter, près de son pied. En bon comédien qu’il est, il ne lui en a pas fallu plus pour tomber à terre. « Je suis nerveux à cause de cette situation. Tu ne peux pas laisser se passer une situation pareille ! Si la bière tombe sur ma tête, le match est terminé ! Aujourd’hui, c’est une bière et demain, c’est autre chose. Mais bon, je vais me relever. Je suis un homme de guerre et de bataille », a-t-il tenté d’expliquer après la rencontre, alors qu’il a été exclu de la zone neutre. Finalement, l’entraîneur portugais remporta quelques mois plus tard cette Coupe de Belgique.

Le plus « chaud » en tribune : Standard – Anderlecht (25 janvier 2015, 2-0)

S’il y en a un qui se souvient parfaitement de ce match, c’est bien Steven Defour. Double champion de Belgique avec les Rouches, le milieu de terrain a effectué son retour à Sclessin… avec la vareuse mauve. Chose que les supporters liégeois n’ont pas digérée et n’ont pas manqué de lui faire savoir. Avec un énorme tifo de mauvais goût, sur lequel on voyait le joueur décapité : « Red or Dead » étant le message à destination de Defour. Dans ces conditions très hostiles, le principal intéressé n’a pas vécu une rencontre facile. Loin s’en faut. Puisqu’il a été exclu (deux cartes jaunes) par Alexandre Boucaut pour avoir dégagé volontairement le ballon en tribunes. Ce jour-là, les supporters avaient gagné, Defour avait perdu.

Cette rencontre était aussi la dernière de Laurent Ciman sous la vareuse liégeoise. Le défenseur, buteur lors de ce Clasico, a en effet quitté la Belgique pour Montréal quelques jours plus tard. De manière plus anecdotique, le second but des Rouches a été inscrit par Igor De Camargo en fin de rencontre.

Le(s) plus décisif(s) : les tests-matches du 21 et 24 mai 2009 (1-1 à Anderlecht, 1-0 au Standard)

Cette saison 2008-2009 restera particulière à plus d’un titre. D’abord, il s’agissait de la dernière avant le passage à la formule à 16 clubs et l’instauration des Playoffs. Mais, ce fut également inédit dans le sens où le titre s’est joué lors des tests-matches. Après 34 journées, Anderlecht et le Standard ont terminé à égalité de points (77), loin devant Bruges et Genk. Raison pour laquelle les joueurs et les supporters ont eu droit à « des prolongations » avec ces deux rencontres. Au match aller, au parc Astrid, les deux formations se sont quittées sur un partage 1-1 (Legear et Mbokani buteurs). Mais, lors de la joute retour, le Standard s’est offert le titre grâce à un penalty converti par Axel Witsel (1-0). Ce jour-là, on assista également aux premiers pas de Romelu Lukaku chez les professionnels, lui qui a été lancé dans le grand bain par Ariël Jacobs. Alors que Proximus (Belgacom) avait les droits de diffusion du championnat de Belgique, c’est finalement BeTV qui a empoché le gros lot et a pu retransmettre ces deux rencontres, attendues par tout un pays.

Pour la petite histoire, Pierre François, le CEO actuel de la Pro League, était à l’époque directeur général du Standard. Quelques mois auparavant, il avait notamment empêché une modification du règlement qui stipulait la suppression d’éventuels tests-matches, même s’il ne pouvait évidemment pas savoir ce qui allait advenir de la saison.

Le plus dramatique : Anderlecht – Standard (30 août 2009, 1-1)

C’est peut-être le Clasico qui a fait couler le plus d’encre. À l’époque, on pensait sans doute avoir atteint un point de non-retour dans la rivalité entre les deux clubs. Trois mois après les tests-matches, Anderlecht et le Standard se retrouvaient à l’occasion d’une rencontre qui est, à n’en pas douter, restée dans la mémoire collective. Ce jour-là, c’est la fameuse blessure de Marcin Wasilewski après une semelle d’Axel Witsel. Le Polonais a une double fracture ouverte du tibia et du péroné, les joueurs sur le terrain ne parviennent pas à cacher leur émotion quand Wasilewski quitte la pelouse sur civière. Le milieu de terrain des Diables rouges écope, lui, d’une suspension de onze rencontres, avant que celle-ci ne soit réduite à huit après avoir été en appel. De manière plus anecdotique, quelques minutes avant le choc entre les deux hommes, Jan Polak avait déjà dû être remplacé sur blessure. Le match, lui, se terminait sur un partage (1-1) avec des buts de Mbokani et Gillet.

La dernière en Supercoupe de Belgique : Standard – Anderlecht (9 août 2008, 3-1)

Le Standard, auréolé de son titre de champion de Belgique quelques mois plus tôt, n’a pas eu beaucoup de difficultés à s’imposer face à Anderlecht, lauréat de la Coupe de Belgique. Sous la coupe de Laszlo Bölöni arrivé en remplacement de Michel Preud’homme, les Rouches ont rapidement tué tout suspense grâce à un doublé de l’Américain Ogushi Onyewu en début de rencontre. Si Matias Suarez a brièvement entretenu un maigre espoir, Benjamin Nicaise donnait au score son allure définitive en fin de rencontre. Et permettait ainsi aux Rouches de s’offrir un nouveau trophée devant leurs rivaux.

La plus lourde défaite à domicile des Rouches : Standard – Anderlecht (5 février 1999, 0-6)

Pour le Standard, ce fut le Clasico de la honte. Mais aussi le score avec le plus grand écart de buts dans l’histoire des rencontres entre les deux clubs. Les Mauves ont donné une véritable leçon aux Liégeois, pour le plus grand bonheur de leurs supporters. Après quelques secondes de jeu, Enzo Scifo ouvrait déjà le score et commençait le festival anderlechtois. Tomas Radzinski, auteur d’un triplé, Walter Baseggio et Oleg Iachtchouk ont été les autres bourreaux du jour, alors que des fans du Standard avaient déjà quitté le stade à la pause devant la piètre prestation de leur équipe.

Un Clasico… reporté : Anderlecht – Standard (5 janvier 1994, 3-0)

D’habitude, la Supercoupe de Belgique se jouait en été (prévu initialement le 4 août) juste avant la reprise du championnat. Mais en cette année 1993, il fallut reporter le Clasico entre Anderlecht, sacré champion, et le Standard, qui avait disposé de Charleroi en finale de la Coupe. La raison de ce report ? Le décès inopiné du roi Baudouin en juillet 1993. La rencontre fut finalement disputée au début du mois de janvier… 1994 à Anderlecht, qui, au niveau comptable, n’a fait qu’une bouchée de valeureux Liégeois grâce à des réalisations de Nilis (2) et Bosman.

La dernière en finale de la Coupe : Anderlecht – Standard (4 juin 1989, 2-0)

Comme en 1988, la finale de la Coupe de Belgique opposait Anderlecht et le Standard. Et comme l’année précédente, les Mauves se sont imposés sur le score de 2-0. Les hommes de Raymond Goethals ont pris la mesure de leurs adversaires avec des réalisations de Krncevic et Jankovic. Mais, du côté liégeois, certains supporters n’ont pas digéré une décision arbitrale d’Alexis Ponnet, qui a refusé un penalty aux Rouches. Si c’était le dernier match officiel de l’homme en noir, c’était aussi la dernière fois que les deux équipes se sont affrontées en finale de la Coupe de Belgique.

Une histoire de penalties : Standard – Anderlecht (11 mars 1987, 0-0/3-4 après t.a.b)

Après la manche aller qui s’était soldée sur un partage blanc, les deux équipes se retrouvaient à Sclessin pour le huitième de finale retour de la Coupe de Belgique. Si ce n’était pas une rencontre des plus spectaculaires, le Standard et Anderlecht allaient se départager lors de la séance des tirs au but. Un moment d’intense stress, qui n’a pas souri à Gilbert Bodart, le gardien des Rouches, qui en voulant prendre lui-même ses responsabilités a échoué dans sa tentative de tromper Jacky Munaron. Pire, il dût même s’incliner quelques secondes après et ne put que constater l’élimination des siens.

Le début d’une série noire : Standard – Anderlecht (16 février 1986, 1-0)

Les supporters du bord de Meuse se souviennent très certainement de ce Clasico. Un Clasico qui n’aurait peut-être pas dû se jouer, tant la pelouse était recouverte de neige. Reste que, pour Freddy Luyckx, latéral droit peu habitué à inscrire des buts, ce jour est resté mémorable. Après la pause, il marqua le seul but du match et sans doute l’un des plus importants de sa carrière. D’une frappe du gauche, il trompa Jacky Munaron, le portier anderlechtois, après que le ballon ait touché les deux poteaux du but. Un goal sensationnel devant près de 38.000 spectateurs.

Néanmoins, cette victoire épique des Rouches sera aussi synonyme du début d’une période de vaches maigres. En effet, le Standard n’a plus eu l’occasion de remporter un Clasico à domicile jusqu’au 27 octobre 2001. Soit 15 ans, 8 mois et 11 jours plus tard. Ce jour-là, c’est un certain Almani Moreira, qui fut le héros de Sclessin (1-0).

Le plus épique : Standard – Anderlecht (26 mai 1965, 2-3)

C’est la première fois de l’histoire que les deux rivaux se retrouvent en finale de la Coupe de Belgique. Et quel match ! Le Standard et Anderlecht offrent une opposition intense, rythmée et avec quatre buts en 90 minutes. Roger Claesen inscrivait un doublé pour les Liégeois, alors que Paul Van Himst et Wilfried Puis débloquaient le marquoir bruxellois au Heysel. Le trophée s’est finalement joué lors des prolongations. Et cela a tourné en faveur des Mauves, bien aidés par l’exclusion de Claesen qui a poussé un joueur adverse. Les Rouches ont tenté de faire le gros dos en infériorité numérique, mais Paul Van Himst mettait finalement tout le monde d’accord à la 112e minute.

Mais aussi…

Si l’on a dépoussiéré de manière non-exhaustive quelques Clasicos marquants, il est aussi important de mettre en évidence quelques petites histoires ou anecdotes qui font également le charme de ce type de rencontres. C’est ainsi que le 1er septembre 1984, Johan Telen a vécu un moment très spécial. Monté au jeu, il a égalisé (2-2), puis a été fêter son premier but en D1. Problème : à l’époque des gendarmes avec des chiens se tenaient à proximité du terrain. Du coup, le joueur s’est fait mordre par un chien, mais a néanmoins pu terminer la rencontre.

On s’en voudrait aussi de ne pas mentionner la finale de la Coupe de Belgique 1973 (Anderlecht 2-1 Standard). Un match au cours duquel Georges Heylens s’est occasionné une grave blessure aux ligaments du genou. Un coup dur pour le défenseur belge, qui ne reviendra plus jamais à son niveau d’antan. Durant cette rencontre, un certain Attila Ladinszky a frappé très fort en inscrivant un doublé pour son premier match sous la vareuse mauve. Impressionnant.

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