Merveille Bokadi, entre leader et moteur du Standard

Merveille Bokadi, entre leader et moteur du Standard
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Ce samedi s’est déroulé le dernier entraînement au Standard avant le Clasico dont tout le monde parle. Ensuite, les joueurs ont effectué une mise au vert dans le centre d’entraînement, pour ne pas quitter leur bulle de concentration avant le duel ancestral. Un match qui ne se perd pas mais qui se gagne. Une partie qui ne fait pas douter mais bien rêver. Nonante minutes de combat, avec les meilleurs guerriers sur la pelouse.

Dans la peau de l’un d’entre eux côté Rouche, on retrouve Merveille Bokadi, le premier nom couché sur la feuille de match cette saison. 2.992 minutes de présence au cœur de la défense, voire juste devant celle-ci. L’homme qui surprend autant qu’il rassure. Par sa technique, son aisance dans les duels mais aussi sa course, plus rapide que son immense carcasse ne laisse présager.

Bope Bokadi fait des merveilles, le jeu de mots est facile, mais tellement vrai qu’il apparaît logique de l’oser. En parlant d’audace, le Congolais n’en manque pas. Il aime s’engouffrer quand l’adversaire le quitte des yeux, tout comme il adore planter sa petite rose de temps en temps. Quand il se déplace, ce n’est pas pour rire, c’est pour être concret, important et décisif. Tout simplement parce que le statut a changé dans son chef, après des mois et des mois de galère sportive. 349 jours d’absence pour être exact, chaque fois pour des ligaments croisés en souffrance. La première fois, c’était le 1er octobre 2017, sur la pelouse… d’Anderlecht, suite à un contact anodin avec Henry Onyekuru.

Cette fois, les Mauves vont retrouver en face d’eux un patron, un mec qui en impose et un adversaire qui dérange tant il dégage une sérénité à toute épreuve. Quand son équipe subit une défaite, il précise que baisser la tête ne servira à rien. Et quand ses couleurs gagnent, il prône le calme, car le meilleur reste à venir. Sa maturité, il l’a acquise dans les calvaires physiques, mais également dans la certitude de revenir plus fort. « Depuis que je suis petit, je vois le positif autour de moi. Je n’ai jamais craint pour ma carrière, car je savais que j’allais retrouver le terrain. Le foot est ma vie et je n’ai pas encore tout écrit. » Cet amateur de chants et de guitare a déjà sorti ces quelques mots à plusieurs reprises, en toute simplicité. Ne pas faire de fioriture, c’est la marque de fabrique de Merveille. Il monte sur le terrain pour s’imposer, les attaquants des autres équipes peuvent en témoigner. Se farcir le géant du Congo n’est pas une mince affaire, Lukas Nmecha est prévenu. Sa rage de vaincre est un exemple, sur lequel Mbaye Leye aimerait surfer. Pour enfin concrétiser les temps forts et faire le gros dos quand l’opposition est dans une bonne phase.

Afin de décrocher son ticket pour le top 4, le Standard a besoin de Bokadi. Il en faudrait certainement plusieurs, mais le garçon n’a pas le don d’ubiquité. Il se contente de prendre du plaisir et d’endosser le rôle de leader qui lui convient à Merveille…

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