Vaccins: des couacs à n’en plus finir!

Les centres sont en attente de personnes à vacciner.
Les centres sont en attente de personnes à vacciner. - Belga

La lenteur de la vaccination en Belgique n’est malheureusement plus considérée comme exceptionnelle. On évoque 400.000 doses dormant dans les frigos.

« Il y a effectivement beaucoup de remous au niveau des stocks de vaccins et particulièrement celui d’AstraZeneca », reconnaît Sabine Stordeur, responsable de la task force vaccination.

Le vaccin d’AstraZeneca est utilisé dans les hôpitaux pour la vaccination du personnel non-soignant et aussi en 1re ligne dans les collectivités de soins par le biais des centres de vaccination. « Les livraisons sont relativement incertaines au niveau de ce vaccin. Lorsque les centres de vaccination ont lancé les invitations, il a fallu s’assurer qu’on aurait suffisamment de vaccins disponibles pour lancer les invitations et veiller à ce que lorsque les personnes se présentent en centre de vaccination. »

La machine a donc été lancée. Tout était prêt selon les responsables, mais le fonctionnement a été loin d’être optimal. « Avec les petits bugs de la semaine dernière, il y a eu une certaine latence (sic) avant que les personnes ne se présentent dans les centres de vaccination. » C’est le moins qu’on puisse écrire.

« Les stocks qui sont actuellement disponibles ne sont pas des stocks dormants, mais ils sont déjà planifiés pour être utilisés la semaine prochaine et la semaine suivante », insiste notre interlocutrice. Selon elle, le retard sera rattrapé et la phase 1B commencera dans les temps, probablement dans la 3e semaine du mois de mars. Cette phase concerne environ 1 million de personnes en Wallonie.

De son côté, le ministre fédéral de la Santé, Frank Vandenbroucke a demandé l’avis du Conseil supérieur de la Santé sur trois pistes pour accélérer la campagne de vaccination dans notre pays.

Premièrement, il veut savoir si l’on peut prendre plus de temps, sans aucun risque, entre la première administration du vaccin Pfizer et la seconde. L’expérience à l’étranger montre que la première injection est déjà très efficace. La deuxième question concerne le vaccin AstraZeneca, qui n’est pour le moment pas conseillé pour les personnes de plus de 55 ans. Or, d’autres pays l’utilisent déjà pour cette tranche d’âge. Enfin, il veut savoir si une seule dose du vaccin peut suffire. La question est donc de savoir si une stratégie « one-shot » est possible.

Vandenbroucke attend l’avis du Conseil supérieur de la santé au début de la semaine prochaine.

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