Notre destination de la semaine: le parc d’Enghien, un bon plan pour s’aérer

L’endroit idéal pour se ressourcer.
L’endroit idéal pour se ressourcer. - Office du tourisme - Parc d'Enghien

Il fait calme dans le parc d’Enghien, une bulle de 180 ha préservée au cœur de la cité des Arenberg et de la patrie des Empain. Au cœur de la ville, le grand parc apparaît comme un antre paisible où il fait bon s’y perdre pour mieux s’y retrouver, au détour d’une allée arborée, d’un jardin fleuri ou d’une mosaïque de points d’eau.

Au fil des ans, le parc, classé au Patrimoine Majeur de Wallonie, a subi divers changements dont la construction de l’E429 qui l’a coupé en deux il y a un peu plus d’une quarantaine d’années.

Un jardin fleuri

Aujourd’hui, le parc compte l’un des plus beaux golfs de Wallonie. Au 17ème siècle, le joyau était considéré comme l’un des plus beaux jardins d’Europe. Il était alors agrémenté de milliers de fleurs et essences d’arbres, d’un grand point d’eau nommé l’Étang du Miroir, d’un grand canal, d’un château, d’un pavillon heptagonal des sept étoiles, d’une chapelle castrale, de statues et de pavillons privés.

Léopold II, roi précurseur et visionnaire, y a fait déménager les plus espèces d’arbres et de fleurs pour aménager ses serres royales, ce qui à l’époque n’avait pas plu aux habitants, malgré le respect qu’ils avaient pour leur souverain bâtisseur. Le superbe ensemble architectural jouant sur la géométrie et la perspective des espaces, l’art floral et l’ingénierie hydraulique n’en ont pas perdu pour autant son charme et ses richesses. Le point central est le château, autrefois résidence de choix des Empain.

Les habitants des environs croisaient souvent le baron dont l’enlèvement avait été largement médiatisé en janvier 1978. Au début du 18ème siècle, un premier château fut construit à l’entrée du parc, là où se trouve actuellement l’entrée publique. L’accès au domaine se faisait par une rue adjacente à la Grand-Place dans laquelle on peut encore voir le vieux porche.

Lorsque le domaine passa aux d’Arenberg, il fut restauré et embelli. Il fut ensuite pillé et dépouillé de ses richesses. Lorsque les d’Arenberg le récupèrent en 1806, il était dans un tel état de délabrement qu’ils le firent raser avant d’en reconstruire un autre. La bâtisse flambant neuve prit feu le jour de son inauguration.

Situé dans un magnifique domaine de 182 ha, le château actuel de style Louis XVI, fut construit en 1913 à l’emplacement de l’ancienne Orangerie. Les anciens châtelains comme les visiteurs actuels apprécient l’ambiance du pavillon des Sept Étoiles et son jardin baroque, une jolie gloriette heptagonale de pierre, située au point le plus haut du parc.

De juillet à fin septembre, l’harmonie du jardin de dahlias offre aux visiteurs un tableau impressionniste inédit de couleurs et de formes. À l’entrée du parc, vous verrez aussi les anciennes écuries pavées, construites en 1719 et la salle couverte des Acacias dans lesquels se déroulent des événements publics et de fêtes privées.

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