Abonnez-vous pour 1€

Grogne et départs par milliers dans les hôpitaux publics de Hongrie

Grogne et départs par milliers dans les hôpitaux publics de Hongrie

Selon un communiqué mardi du service public de santé (OFKO), «95% des 110.000 salariés ont signé» les nouvelles conditions avant l’échéance du 1er mars, les 5.500 réfractaires restants se voyant donc obligés de quitter leur poste.

Zoltan Jenei, responsable de l’OFKO, a cependant tenu à apaiser les inquiétudes, affirmant que les établissements, bien que sous pression en raison de la pandémie Covid-19, pourraient continuer à tourner.

«Nous pouvons garantir que le niveau de soin ne se dégradera pas dans le pays, voire au contraire s’améliorera», a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.

La loi qui définit ces nouvelles conditions de travail, avait été adoptée par le Parlement en octobre 2020.

Elle prévoit une hausse des rémunérations, saluée par le Premier ministre Viktor Orban comme étant «sans précédent». Le texte sanctionne par ailleurs les dessous-de-table que les patients doivent verser aux médecins, une pratique courante en Hongrie.

Mais d’autres mesures sont mal vues par certains employés qui craignent de ne plus recevoir de primes, par exemple pour les astreintes, ou de ne plus être autorisés à exercer un second emploi dans des cliniques privées pour arrondir leurs fins de mois.

Dans un hôpital de Budapest, un des services a subi une hémorragie, seuls 20% des spécialistes ayant renouvelé leur contrat, d’après une lettre publiée par le site Telex. «Nous ne sommes plus en mesure de fonctionner», écrit le médecin-chef.

Dans un communiqué, le maire libéral Gergely Karacsony a reproché au gouvernement de «mettre en danger l’offre de soins au beau milieu d’une virulente épidémie».

Le système de santé hongrois souffre d’un sous-financement chronique, les dépenses du secteur par habitant s’élevant seulement à la moitié de la moyenne européenne selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Notre sélection vidéo