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J-100 avant l’Euro: l’UEFA s’accroche à son tournoi, coûte que coûte

L’UEFA ne se pose même pas la question de savoir si l’Euro peut se jouer : il doit se jouer.
L’UEFA ne se pose même pas la question de savoir si l’Euro peut se jouer : il doit se jouer. - John Walton/Photo News.

Entre raison et utopie, l’UEFA garde le cap, ouvertement en tout cas, pour le déroulement même du tournoi et son format. Elle renvoie ses décisions définitives à la mi-avril.

La première vague du coronavirus a empêché qu’il fût déjà joué, 234 jours que cette 16e édition aurait dû avoir livré son vainqueur. On est plus près de demain que de hier, mais on ne saurait dire si l’incertitude autour de l’événement était plus forte hier qu’aujourd’hui, pris en otage entre une deuxième et une troisième vague. Pourtant, l’UEFA maintient le cap. « L’Euro aura bien lieu », assure Aleksander Ceferin, son président. Il y a un an pratiquement (17 mars 2020), pour moins que « ça » quasiment, l’organe de régulation du football européen, raisonnable, l’avait reporté « pour que les championnats nationaux et les Coupes d’Europe puissent aller au bout. »

Dans les mêmes circonstances, avec un vaccin qui n’est pas encore la panacée, l’UEFA ne prodigue pas le même bon sens. « En juin, on aura un tout autre tableau sanitaire », se convainc Ceferin. Mais qui peut le dire ? Le Slovène veut le dire en tout cas. En hommage aux sponsors, l’UEFA confond d’ailleurs, sciemment (?), les deux auxiliaires : elle ne se pose même pas la question de savoir si l’Euro peut se jouer, il doit se jouer. Et de préférence avec un taux de remplissage de 25-30 %. Pour contenter les sponsors par conséquent.

►► Avec ou sans supporters  ? Et si oui, quel taux de remplissage  ?  : c’est la question qui est sur toute les lèvres.

►► L’UEFA veut maintenir l’Euro, mais n’entend surtout pas changer le format du tournoi.

►► A 100 jours du coup d’envoi, l’organisation reste encore très floue.

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