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Nicolas Sarkozy condamné: «À chaque fois que les règles sont bafouées, mon indignation et ma détermination sont décuplées»

Nicolas Sarkozy condamné: «À chaque fois que les règles sont bafouées, mon indignation et ma détermination sont décuplées»
AFP

L’ancien chef de l’Etat Nicolas Sarkozy a été condamné lundi à Paris à trois ans d’emprisonnement, dont un ferme, pour corruption et trafic d’influence dans l’affaire dite « des écoutes », née en 2014 d’interceptions téléphoniques avec son avocat historique Thierry Herzog.

Le tribunal correctionnel a estimé qu’un « pacte de corruption » avait été conclu entre l’ex-président aujourd’hui âgé de 66 ans, son avocat Me Thierry Herzog et l’ancien haut magistrat Gilbert Azibert, également condamnés à trois ans de prison dont un ferme.

L’ancien président s’est exprimé ce mardi dans une interview accorée au Figaro, avant d’intervenir ce mercredi soir dans le journal de 20h de TF1 : « À chaque fois que les règles sont bafouées, comme c’est le cas dans cette affaire, mon indignation et ma détermination sont décuplées », a-t-il déclaré. « Peut-être faudra-t-il que ce combat s’achève devant la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH). Ce serait pour moi une souffrance que d’avoir à faire condamner mon propre pays, mais j’y suis prêt car ce serait le prix de la démocratie ».

Nicolas Sarkozy dit ressentir « une profonde injustice que personne ne pourrait admettre » : « Je ne peux en effet accepter d’avoir été condamné pour ce que je n’ai pas fait. On me condamne en me prêtant la pseudo-intention de commettre un délit qui serait démontré par des bribes de conversations téléphoniques sorties de leur contexte et mises bout à bout. Le jugement ne fait pas état de preuves, mais d’un ’faisceau d’indices’. J’affirme que pour condamner, dans un État de droit, il faut des preuves. Et des preuves, il n’y en a pas dans ce dossier ».

Selon lui, le jugement serait est truffé d’incohérences :  « Il est écrit noir sur blanc que je n’ai accompli aucune intervention à Monaco en faveur de Gilbert Azibert. Mais le tribunal estime dans le même temps que j’aurais utilisé les relations liées à mes anciennes fonctions de président de la République pour obtenir une faveur à Monaco. Il faudrait savoir : c’est soit l’un, soit l’autre ! ».

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