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Fermeture des centrales nucléaires: «Le gouvernement wallon en tant que tel s’en tient à sa Déclaration de politique régionale et rien qu’à elle»

Fermeture des centrales nucléaires: «Le gouvernement wallon en tant que tel s’en tient à sa Déclaration de politique régionale et rien qu’à elle»

Il y était interrogé par le chef de groupe du cdH François Desquesnes au lendemain des déclarations de Willy Borsus (MR) et de Christophe Collignon (PS), respectivement ministres wallons de l’Economie et des Pouvoirs locaux, sur la sortie du nucléaire en 2025.

« Il est rigoureusement impossible de fermer nos deux dernières centrales nucléaires en 2025 si on veut garantir nos ambitions en matière de transition énergétique, d’énergie accessible pour les citoyens et les entreprises, et de stabilité d’approvisionnement sans dépendre d’importation d’énergie », avait ainsi affirmé Willy Borsus, mardi, en commission de l’Economie.

« Je partage ce point de vue fait de pragmatisme et de bon sens », avait ensuite tweeté Christophe Collignon.

Philippe Henry (Ecolo), le ministre wallon de l’Energie, s’était lui aussi exprimé sur le réseau social, estimant que « si la transition énergétique était une chose facile, elle serait déjà réalisée. Nous sommes là pour rendre la transition possible et l’avenir désirable. Polémiques et marche arrière n’aideront pas, mais bien la créativité, la mobilisation et la volonté d’un projet collectif », avait-il écrit.

Ce mercredi, Elio Di Rupo a tenté de remettre de l’ordre dans ces déclarations émanant toutes de partenaires de la majorité régionale. « Il faut les comprendre comme une contribution au débat général », a-t-il tempéré. « Pour le gouvernement en tant que tel, nous nous en tenons à la Déclaration de politique régionale et rien qu’à elle », a ajouté le ministre-président.

L’automne dernier, le gouvernement fédéral avait confirmé l’arrêt progressif entre 2022 et 2025 des sept réacteurs du royaume, répartis dans les deux centrales de Doel et de Tihange. Celui-ci se réserve toutefois la possibilité de retarder l’arrêt des 2 réacteurs les moins âgés s’il apparait, fin 2021, que la sécurité d’approvisionnement électrique du pays n’est pas assurée. Vendredi passé, Engie a toutefois annoncé qu’il n’investirait plus dans la prolongation de centrales nucléaires belges au-delà de 2025.

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