Accusé de viols, PPDA se défend dans «Quotidien»: «J’ai senti que j’avais troublé cette femme» (vidéo)

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PPDA s’explique dans «Quotidien».
PPDA s’explique dans «Quotidien». - Capture d’écran / TMC

Ce mercredi 3 mars, Patrick Poivre d’Arvor était l’invité de Yann Barthès dans « Quotidien », sur TMC. L’occasion pour l’ancien présentateur vedette du JT de TF1 de revenir sur les accusations de viols qui lui collent à la peau depuis plusieurs jours. Pour rappel, le journaliste de 73 ans fait l’objet d’une enquête judiciaire pour viols aggravés. L’écrivaine Florence Porcel accuse PPDA d’avoir abusé d’elle en 2004, dans son bureau après le JT, alors qu’elle n’a que 21 ans et qu’elle est en convalescence d’une tumeur au cerveau, et de lui avoir imposé une fellation en 2009 au siège d’une société de production.

« J’ai appris la nouvelle par le Parisien, un jeudi. J’étais au téléphone avec ma sœur qui se relevait d’une opération chirurgicale assez lourde. (…) Je n’avais jamais entendu parler de ces accusations. Résumer ma position en quelques lignes m’a paru insupportable. J’ai renvoyé à mon avocat qu’il m’a fallu trouver dans l’urgence. On a fait un communiqué sur le moment », commence Patrick Poivre d’Arvor dans « Quotidien ».

Dans le récit fait aux enquêteurs et révélé par le Parisien, Florence Porcel dit avoir rencontré PPDA en 2004. A cette époque, elle souhaite devenir écrivaine et décide d’écrire une lettre au présentateur du JT de TF1, également auteur reconnu. « C’était une lettre très gentille et admirative qui ne parlait pas de télévision, mais que de livres  », se souvient PPDA. «  Je lui ai fixé un rendez-vous, et je l’ai vue un quart d’heure ou vingt minutes, en lui précisant que malheureusement, j’avais peu de temps. J’avais deux obligations qui s’enchaînaient derrière. Ça s’est très bien passé, de manière professionnelle et cordiale. Le lendemain, elle m’a envoyé une série de poèmes. J’ai senti que j’avais un peu troublé cette jeune femme, mais pas davantage. »

« Il ne s’est rien passé », assure PPDA. « J’ai dû voir cette femme cinq ou six fois maximum en 17 ans. Elle m’a beaucoup écrit, à sa demande, en permanence. Elle m’a demandé des services, de lui donner des interviews. Elle m’a demandé si je pouvais l’aider car elle avait un CV à faire circuler. J’ai beaucoup rendu service. Je ne pensais pas qu’un jour la foudre allait me tomber dessus. »

« Il n’y a donc pas eu de rapport sexuel ?  », demande alors Yann Barthès. Et PPDA de répondre : « Je n’ai jamais parlé de ma vie privée. La question que vous me posez est très précise. Je donnerai la réponse aux enquêteurs s’ils jugent bons de me convoquer. De ma vie, jamais je n’ai accepté une relation qui ne serait pas consentie ou qui serait forcée, qu’elle soit sentimentale ou sexuelle. Jamais de ma vie. (…) S’il y a eu tentative de séduction, elle ne vient pas de moi. Je réserve tous les mails à l’enquête. »

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