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Ligue 1: le PSG fait le boulot à Bordeaux et reste au contact du LOSC

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Lancé dans son sprint final, le PSG a remporté une deuxième victoire sur les « douze finales » que l’entraîneur Mauricio Pochettino ambitionne de gagner, après celle empochée à Dijon (4-0) samedi.

La soirée aurait été parfaite sans le doublé tardif de Jonathan David (90e, 90e+2), qui a permis au Losc de battre Marseille (2-0) et de conserver deux points d’avance sur son dauphin.

Mais Paris saura s’en contenter, d’autant qu’il a failli tout perdre dans le temps additionnel, sans un superbe arrêt de Keylor Navas sur une tête de Jimmy Briand (90e+1).

Avant un déplacement piège à Brest en Coupe de France samedi, puis le 8e de finale retour de Ligue des champions face au FC Barcelone mercredi, les coéquipiers de Marquinhos restent dans les clous, et c’est bien l’essentiel.

À l’image d’un coureur cycliste qui démarre le Tour de France par des étapes de plaine, avant d’aller défier la montagne, Paris en garde sous la pédale au moment d’entamer ses « Douze travaux ».

En l’absence de Neymar, Angel di Maria (reprise), Kylian Mbappé (suspendu), Marco Verratti (blessé) et Moise Kean (Covid-19), le PSG s’est montré réaliste plutôt que spectaculaire.

Il a profité aussi de la méforme de Bordeaux, qui enchaîne un 8e match consécutif sans gagner.

Le technicien girondin Jean-Louis Gasset voulait de la « solidarité » face aux stars parisiennes, c’est finalement le PSG qui a joué la carte collective.

Sans quatre de leurs meilleurs attaquants, les hommes de Pochettino ont essayé de combler le vide, qui représente 70 % de leurs buts cette saison, avec de l’entrain et des idées… décalées.

Sarabia efficace

Par exemple, quand le milieu défensif Idrissa Gueye se mue en ailier gauche, pour servir Pablo Sarabia, sur l’ouverture du score (20e).

L’Espagnol a incarné ce Paris des seconds couteaux qui a assuré. Mis en difficulté cette saison par le coronavirus qui l’a longtemps éloigné de sa meilleure forme, l’ex du Séville FC a été impliqué dans les occasions les plus chaudes.

Il aurait déjà pu ouvrir le score plus tôt (17e) sans un arrêt de Benoît Costil. Sa magnifique ouverture de l’extérieur du pied a également offert une chance en or à Mauro Icardi, qui a vendangé (42e).

Rafinha a été une autre satisfaction de la soirée, en faisant parler sa technique dans un rôle de N.10 habituellement dévolu à Neymar ou Marco Verratti.

Pour le reste, « Poche » devrait tirer peu d’enseignements, surtout d’une seconde période équilibrée où seul Marquinhos a fait passer un frisson, par un bruyant coup de gueule (55e) à la suite de plusieurs poussées bordelaises.

Entré à la 65e, Hatem Ben Arfa a trop croisé sa frappe du droit (69e) sur une occasion qui pourrait laisser des regrets à Bordeaux, tant Paris est paru jouable au retour des vestiaires.

Briand a eu sa chance aussi dans le temps additionnel, mais Navas a sorti l’arrêt qu’il fallait, son unique intervention du match. Une performance clinique, à l’image de son équipe.

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