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Les radars tronçon mis en route sur l’E42 contrôlent la vitesse sur... 25 kilomètres!

Les radars tronçon mis en route sur l’E42 contrôlent la vitesse sur... 25 kilomètres!

« Le but n’est pas de verbaliser à outrance. C’est de dire aux usagers : ‘Limitez votre vitesse car vous êtes surveillés de manière continue’. Comme pour les autres types de radars, il y a la tolérance technique prévue par la loi », souligne Jean-Michel Tubetti de la police fédérale de la route, tandis qu’il nous présente en primeur l’entrée du premier radar tronçon, située à Fleurus.

Depuis ce lundi matin, le radar tronçon du tunnel de Cointe à Liège n’est plus le seul de son genre sur les voies rapides de Wallonie. La police fédérale de la route a mis en service un appareil de ce type sur l’E42 entre Fleurus et l’aire autoroutière de Spy, suivi directement d’un second entre Spy et Hulplanche. « La caméra placée à Spy fait à la fois fonction de out pour le tronçon qui s’achève et de in pour le tronçon qui débute », précise le chef de service de la WPR Namur. C’est donc un total de 26 km qui sont contrôlés entre Charleroi et Namur.

Le même trajet dans l’autre sens est également équipé de radars tronçons mais ils ne verbalisent pas encore. « Nous sommes encore dans la phase d’homologation. Impossible de vous donner une date. Cela peut aller très vite ou prendre encore quelques mois », indique notre interlocuteur.

L’homologation valide notamment la distance exacte surveillée car elle permet de calculer la vitesse moyenne en fonction du temps de parcours relevé par le système. En cas d’excès de vitesse, les informations sont envoyées par fibre optique au Centre de traitement des infractions à Daussoulx où sont déjà pris en charge, notamment, les p.-v. relevés par les boîtiers fixes et les Lidar. Chaque radar tronçon doit aussi faire l’objet d’un protocole d’accord entre la police fédérale, la justice mais aussi les bourgmestres des communes traversées par le tronçon autoroutier.

« Ces dernières années, nous avons eu pas mal d’accidents graves sur cette portion d’autoroute entre Charleroi et Namur », rappelle le commissaire divisionnaire Tubetti. « Nous espérons qu’il y aura un impact positif comme en Flandre », dit-il.

De nuit comme de jour

Le protocole d’accord prévoit que les deux équipements fonctionnent dans un premier temps 24h/24 tous les jours. Ils garderont donc l’œil ouvert la nuit. Et n’espérez pas les détecter au coup de flash dans le noir. Il ne s’agit pas d’un radar utilisant des ondes. Les caméras scannent les plaques d’immatriculation à l’entrée et à la sortie. Pour éviter que des voitures sur la deuxième ou la troisième bande ne soient masquées par un camion roulant sur la première, une caméra est également placée en berme centrale. À Fleurus, une troisième est ajoutée au dispositif afin de contrôler la bretelle d’accès. Impossible donc d’y échapper.

« Contrairement à un radar traditionnel, un conducteur ne sera pas verbalisé s’il roule un peu trop vite un court temps à cause d’un moment de distraction ou parce qu’il est en train de dépasser. Par contre s’il est à 130 km/h sur l’ensemble du trajet… », avertit Jean-Michel Tubetti. Même s’il s’agit d’une distance totale de 26 km, les radars sont considérés comme deux installations distinctes. Et donc, vous pouvez être verbalisés deux fois de suite si vous gardez le pied au plancher.

Dernier détail, des caméras vidéos de surveillance sont placées sur les mâts, juste en dessous des caméras chargées de scanner, une précaution contre les actes de vandalisme.

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