Notre destination de la semaine: Train World, un musée pour voyager

On est porté dans l’espace et dans le temps.
On est porté dans l’espace et dans le temps. - Train world

Le train d’hier, d’aujourd’hui et de demain, de la locomotive à vapeur aux TGV, le tortillard du quotidien à celui des vacances ou des décors de cinéma, le musée nous tient en haleine. Tout commence le 5 mai 1835 lorsque le premier train circule entre Bruxelles et Malines.

Le 27 juin 1936, la loi des congés payés octroie six jours de congé aux ouvriers. La SNCB adapte son offre avec des formules démocratiques et en créant la « carte des vacances populaires » qui permet de voyager en train et en bus à prix réduit. Elle propose aussi des forfaits à destination des cités d’art du pays.

C’est le célèbre dessinateur schaerbeekois François Schuiten qui a réalisé la scénographie du musée. La lumière est étudiée, le son stéréophonique, la scénographie réaliste et logique. Du début à la fin du parcours muséal, l’histoire vicinale nous porte dans l’espace et dans le temps. Quel bonheur de rêver en admirant les salons et suites du train royal, les couchettes des trains des vacances, les banquettes en bois dans wagons d’antan ou les sièges en velours du TransEurope.

Les premiers plans du décor, la jolie gare de Schaerbeek construite en 1887 et dans les années 20 en style Renaissance flamande, typique des chemins de fer. Pour commencer la visite, vous traverserez le restaurant d’époque, toujours en activité. Ensuite, le hall de la gare ; en quelques secondes, vous parcourez une partie de l’histoire des chemins de fer belges : maquettes de la jonction Nord Midi à Bruxelles, uniformes, guichets, tickets de transport, matériel de bureau, pointeuses, télégraphes et pèse-personne ! On y voit aussi une guérite de racoleur. Jusqu’en 1982, seuls les voyageurs avaient accès aux quais. Les accompagnateurs devaient acheter un titre d’accès contrôle par le racoleur posté dans son guichet ovale en bois.

La majeure partie de l’exposition est installée dans de nouveaux hangars de 8000 m² construits pour les besoins du musée. Les trains ont été restaurés. Certains sont accessibles aux visiteurs. Tous sont visibles de l’extérieur. Il ya aussi plein d’objets et documents. Deux halls ont aussi été équipés de voies raccordées au réseau ferroviaire pour les entrées et sorties du matériel roulant.

Les enfants grimpent à bord des voitures, les adultes photographient… Les anciens se souviennent et les plus jeunes découvrent les métiers du rail, l’histoire et la complexe organisation des chemins de fer : ils actionnent des signalisations, une caténaire, conduisent un TGV (l’une des attractions phares pour les petits comme pour les grands – le simulateur est très bien conçu), visitent la maison du garde-barrière, comprennent la circulation ferroviaire embarquent dans des trains, observent les outils des mécaniciens du rail… Le son, la lumière et le décor olfactif ont aussi leur importance dans la visite. La scénographie est bien pensée. Les wagons couchettes du train des vacances ont été décorés pour évoquer les destinations terminales : un wagon rempli de sable et de jouets de plage pour évoquer le littoral, les sièges du wagon d’à côté sont recouverts de neige pour les vacances d’hiver à la montagne. Sur place, personne ne s’ennuie.

Des panneaux de Néchin en Hainaut, Baulers, Herentals, Tongres, des guichets de gares du nord du pays, des outils des cheminots du sud, des balances et boîtes aux lettres, des uniformes de plusieurs époques, d’une manière ou d’une autre, le carnet de l’ingénieur, de vieilles enseignes, une collection d’horloges de gare, les anciens trains mais aussi les nouvelles machines à grande vitesse, l’exposition nous est proche.

Avec les enfants, la visite durera en moyenne une heure et demie. Les plus passionnés y resteront plus de deux heures.

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