Eddy De Pretto: «On m’a traité de monstre»

«A tous les bâtards» est sorti ce 26 mars chez Universal Music. ©
«A tous les bâtards» est sorti ce 26 mars chez Universal Music. © - Marie Schuller

Quand on dit de vous que vous êtes un phénomène, vous répondez…

Qu’on me nomme comme on le souhaite. Cela me fait plaisir mais cela me dépasse, c’est que de la projection des autres.

Le titre de cet album est percutant. Comment vous le résumeriez ?

On m’a beaucoup montré du doigt, petit et encore maintenant. On m’a dit que j’étais moche, étrange, pas comme les autres, monstre. Et ces injures-là au lieu de les porter tels des fardeaux, j’ai décidé de me les retourner en positif pour que ce soit une force et m’armer de ça pour avancer dans la vie. Cette bizarrerie ne sera que brillance, ces tares ne seront que magnifiques et cette différence, ce sera la mienne. J’encourage à être qui on est. C’est le propos de la chanson Freaks, qui parle de la notion de bizarrerie et de similitude sociale. C’est la plus belle chose de notre époque, la freakness de nos générations.

Vous contribuez à ouvrir la voie à cela. Vous en êtes conscient ?

Ah merci ! Cela me fait plaisir. Je me suis tellement battu pour une liberté de ton, de vie, pour accomplir des rêves. J’ai tellement bataillé contre l’environnement, le contexte, mes parents, des gens qui me disaient que c’était impossible d’être qui je voulais être que si je peux accompagner à libérer les paroles, c’est gagné pour moi.

La suite de cette interview est à lire dans votre Ciné-Télé-Revue.

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