Inès Reg et son mari Kevin Debonne («Je te veux moi non plus»): comment ils ont su qu’ils étaient faits l’un pour l’autre (vidéo)

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Inès Reg et son mari Kevin Debonne («Je te veux moi non plus»): comment ils ont su qu’ils étaient faits l’un pour l’autre (vidéo)
Capture d’écran/Ciné-Télé-Revue

Comme est née l’idée de faire un film à deux ?

Kevin Debonne  : C’est parti du premier confinement. Avant ça on n’avait pas spécialement le temps de travailler sur d’autres projets que le spectacle d’Inès, pour lequel j’assure la première partie. On avait la tournée, les salles étaient pleines à Paris, en province, partout. Quand d’un coup, tout s’est arrêté l’an dernier, on était un peu en dépression… alors on a cherché comment mettre tout ce temps libre à profit, et on a pondu cette petite comédie romantique.

Le film était-il prévu pour une sortie au cinéma, ou depuis le début vous l’imaginiez accessible directement en streaming ?

Inès Reg  : C’était prévu au cinéma, bien entendu, parce qu’on avait hâte de pouvoir faire des avant-premières et d’entendre les retours du public. Nous, on vient de la scène, c’est ce qui me nourrit. Mais ont s'est résigné, parce qu’on ne joue déjà plus nos spectacles, les cinémas sont toujours fermés… à un moment donné, faut avancer et quand même continuer à divertir, à être présent et à donner au public.

« Ce film, c’est notre histoire... à 80 % »

Qu’avez-vous mis de vous dans cette comédie romantique ?

Inès  : Je pense qu’on peut utiliser le terme semi-autobiographique pour qualifier le film, parce qu’on s’est inspiré beaucoup de nous. On l’a fait pour ne pas se dénaturer, pour que notre public puisse nous reconnaître et pour être le plus juste possible puisque c’est la toute première fois qu’on jouait dans un long-métrage, et on avait envie de le faire bien. Donc pour le faire bien, on ne s’invente pas.

Kevin  : On est parti de ce qu’on connaissait, donc y a 80 % de notre histoire dans le film.

Inès  : Il y a évidemment des petites choses qui diffèrent, comme le fait qu’on était meilleurs amis mais pas d’enfance, ou que j’ai jamais été avocate – bien que c’était mon rêve ! – mais à part ça, c’est très fidèle à la réalité.

Racontez-nous alors votre véritable histoire…

Inès  : On s’est rencontrés via le stand-up. Je présentais une scène ouverte où Kevin est venu faire ses débuts et on a sympathisé.

Kevin  : Et puis nous deux, c’est clairement parti de ces vacances qu’on voit à l’écran, quand elle est venue à Biarritz. On était meilleurs amis depuis cinq, six ans.

Inès  : Non mais aussi, il faut que tu précises que toi tu me faisais des petits sous-entendus… Il voulait qu’on se mette ensemble, mais il a jamais fait le vrai pas. Vraiment jamais ! Mais il me faisait comprendre qu’il était là.

Kevin  : C’est toi qui as cru ça. (Rires.) Bon, y a peut-être eu des avances, ou des messages subliminaux…

Inès  : C’est exactement ça. Puis un jour, j’étais très malade. On cherchait une pharmacie, il était au volant et moi, je me suis endormie sur son épaule. Et sur tout le trajet, il a conduit avec une seule main et tenu ma tête de l’autre. C’est vraiment bête hein, mais à ce moment-là, je me suis dit que c’était l’homme de ma vie.

Une évidence, donc ?

Inès  : Clairement. Moi j’ai grandi avec les comédies romantiques, et on va pas se mentir, on a toujours un idéal, on veut que ça se passe comme dans « Dawson » ou comme dans « Les Frères Scott » et c’est pas facile de faire comprendre ça aux garçons. Mais Kevin est l’homme le plus attentionné que je connaisse. Il est capable, quand il voit que je suis un peu triste, de mettre des ballons partout dans la maison, il invente des ambiances…

Kevin  : Je suis un créateur d’ambiance. (Rires.) Moi, c’est général. Sa joie de vivre, Sa générosité… Elle tout en fait.

Inès  : Est-ce qu’on peut dire que je suis ton soleil ?

Kevin  : On peut dire que tu es mon soleil, oui.

Inès : Je suis le soleil de Kevin ! (Rires.)

Avez-vous déjà d’autres projets en commun à venir ?

Inès  : Je pense que là on a fait un énorme truc et qu’on va prendre le temps de l’apprécier. On verra plus tard si on retente quelque chose ou pas. C’était une très belle expérience, mais il est vrai que là, on attend plus que jamais la réouverture des salles.

La suite de notre interview avec Inès Reg et Kevin Debonne est à lire dans le Ciné-Télé-Revue de cette semaine.

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