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Un nouveau phénomène inquiète sur YouTube: le «death-streaming», des bourreaux qui infligent des tortures et tuent en direct pour de l’argent

Un nouveau phénomène inquiète sur YouTube: le «death-streaming», des bourreaux qui infligent des tortures et tuent en direct pour de l’argent
Isopix

Le phénomène est devenu si extrême qu’au cours des derniers mois, une femme enceinte a été tuée et une mère de trois enfants aurait été violée en direct vidéo, rapporte The Sun. Cette tendance tordue attire des personnes prêtes à repousser les limites pour se démarquer, gagner en visibilité et recevoir de l’argent rapidement.

Des groupes se réunissent, se torturent et s’abusent mutuellement devant les caméras, les personnes vulnérables étant souvent exploitées pour inciter les spectateurs à donner de l’argent. Si les participants assurent souvent qu’ils sont volontaires, dans certaines vidéos, on les voit supplier leurs bourreaux d’arrêter en criant à l’aide.

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En décembre, le YouTubeur russe Stas Reeflay – de son vrai nom Stanialav Reshetnikov – aurait tué sa petite amie au cours d’un de ces streams après l’avoir enfermée sur un balcon par des températures glaciales alors qu’il était en direct. Dans un autre trash-stream, un sans-abri a été enterré vivant tandis que dans un autre live, la tête d’une femme a été frappée à plusieurs reprises contre une table.

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Ce mois-ci, un stream épouvantable aurait montré une mère de trois enfants droguée et violée alors que des vloggers saccageaient son appartement. Si YouTube et Twitch, les deux plateformes les plus utilisées par les trash-streamers, bloquent les créateurs qui diffusent des contenus de ce genre, il arrive parfois que les livestreams se déroulent sans restriction.

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Les législateurs russes tentent désespérément de mettre un frein à cette pratique et envisagent d’interdire purement et simplement les vlogs et les streamers. La Russie envisage même d’obliger les diffuseurs en direct à s’enregistrer en tant qu’entrepreneurs individuels, ce qui les obligerait à payer des impôts sur les dons, mais permettrait également à la police de les suivre à la trace.

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YouTube a déjà déclaré que les « contenus sensibles » tels que ceux diffusés par les trash-stream étaient interdits sur sa plateforme, et a pris des mesures pour fermer les comptes de diffuseurs comme Reeflay. Cependant, de nombreuses vidéos peuvent encore être trouvées sur la plateforme, car les internautes téléchargent à nouveau les vidéos à plusieurs reprises pour déjouer la censure de YouTube.

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