Guillaume Labbé («L’école de la vie») : « Toute cette jeunesse, ça m’a fatigué! »

Guillaume Labbé («L’école de la vie») : « Toute cette jeunesse, ça m’a fatigué! »
Charlotte Schousboe - Banbijay studios - Fictions air - FTV

Comment avez-vous envisagé ce rôle d’enseignant?

Je n’ai pas été chercher bien loin puisque ma mère a été prof de sport pendant très longtemps, donc elle a pu me parler de son expérience. Il y a un auteur de la série, qui, lui, a donné des cours d’histoire, avec qui j’ai aussi beaucoup échangé. Et j’ai la chance d’avoir un frère qui a une entreprise dans les ressources humaines, à qui le ministère de l’Education venait de commander un rapport sur l’état des professeurs de collège et lycée et ce qu’ils souhaitent voir améliorer. J’ai eu accès aux résultats, ce qui m’a permis d’avoir un super-bon dossier pour bosser le rôle.

Et qu’avez-vous appris?

J’ai été très surpris par le fait que leur revendication principale ne concerne pas le salaire. Ils étaient surtout demandeurs d’une meilleure organisation du suivi de leur carrière, et d’un meilleur suivi psychologique. J’ai trouvé ça fou que ça arrive avant l’argent. C’est beau! Ils ont un métier qui est clairement difficile et ils veulent le faire du mieux possible.

Vous auriez pu être prof?

Impossible. Je suis beaucoup trop impatient pour ça. Et puis, quelle énergie ça demande! Rien que sur le tournage… toute cette jeunesse, cette vigueur dans une même pièce, ça m’a tellement fatigué! (Rires.) Je me suis revu moi élève, j’ai failli me jeter par la fenêtre.

Vous étiez quel genre d’élève?

Je ne faisais pas trop de bruit, mais je ne faisais pas grand-chose non plus et, malheureusement, je répondais un peu… Et le pire, c’est que je pensais que j’étais marrant. Je me suis un peu détesté pour le coup, parce que ces petits malins qui perturbent la classe empiètent sur le temps d’apprentissage des autres, et ça, je ne m’en étais pas rendu compte.

Qu’est-ce qui vous a mené sur la voie de la comédie, alors?

J’ai commencé par écrire des pièces, puis des films, des séries… ce que je continue de faire d’ailleurs. Quand j’étais plus jeune, je suis parti aux Etats-Unis pour faire une école d’écriture et j’ai assisté à un cours de théâtre, pour voir comment les comédiens travaillaient le texte. Le prof m’a fait monter sur scène, je pensais que je n’allais pas être à l’aise, mais en fait… j’ai aimé.

Votre sœur, Constance Labbé, va remplacer Hélène de Fougerolles dans «Balthazar». Qu’en pensez-vous?

On s’entend super-bien. Elle est plus jeune, mais elle a commencé avant moi au théâtre. Je suis hyper-fier d’elle. D’ailleurs, elle est dans «L’école de la vie»! Elle joue la sage-femme qui s’occupe de l’accouchement de ma femme. On a une super-scène à deux.

« L’école de la vie », 20h05, Tipik.

Notre sélection vidéo