«Matière grise» se penche sur la solution la plus en vogue pour se sentir bien dans son corps

«Matière grise» se penche sur la solution la plus en vogue pour se sentir bien dans son corps
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C’est un grand classique de la saison : dès le début du printemps, on se penche sur la meilleure solution pour perdre - de préférence rapidement - nos kilos accumulés durant l’hiver ou, tout simplement, pour être en meilleure santé. La solution la plus en vogue pour se sentir bien dans son corps : le jeûne. Pourtant, rien de bien neuf sous le soleil car, cesser de s’alimenter pour « purger » son corps est une pratique qui existe depuis l’Antiquité que ce soit pour des raisons sanitaires, spirituelles ou religieuses. Mais ce n’est que récemment que la science a commencé à s’intéresser à cette approche... Citons le célèbre nutritionniste français, le docteur Frédéric Saldmann. Il recommande le jeûne court en s’arrêtant de manger pendant 16 à 20 heures. En pratique, on saute un des trois repas de la journée mais on n’arrête surtout pas de s’hydrater !

Une pratique sans danger ? Dans cette seconde partie du magazine présenté par Patrice Goldberg, on pèse le pour et le contre de la mise sur pause de notre organisme. La bonne nouvelle c’est que notre corps serait fait pour jeûner. Il possède un mécanisme d'adaptation qui lui permet de survivre très longtemps sans nourriture. Et de nous rappeler notre mode de fonctionnement : « En temps normal, nous utilisons nos réserves de glucides, autrement dit de sucres, comme principale source d'énergie. Mais au-delà de 24 heures sans manger, elles s'épuisent. Le corps se tourne alors vers ses réserves de graisses, les lipides, qui peuvent, elles, durer pendant des semaines. Le jeune est bien plus efficace que de compter ses calories. »

A l’Université de Californie du Sud, un des plus grands spécialistes du jeûne à travers le monde estime que c’est un des secrets de la longévité. Il explique : « la privation de nourriture amène les cellules à se régénérer, ce qui a un effet bénéfique sur le système immunitaire ». Ne plus s’alimenter aurait-il aussi des effets préventifs et thérapeutiques dans les cas de cancer ? C’est ce qu’espèrent de nombreux patients, mais rien ne peut actuellement le démontrer, au contraire, cela pourrait engendrer une dégradation de l’état général du patient. Pour jeûner, il faut être en forme ! A nous de réfléchir à ce que l’on ingurgite… ou pas.

« Matière grise », 22h35, la Une.

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