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Mort d’Estelle Mouzin: l’ex-épouse de Fourniret, Monique Olivier, a été longuement interrogée, «Beaucoup d’éléments ont pu être réunis»

Mort d’Estelle Mouzin: l’ex-épouse de Fourniret, Monique Olivier, a été longuement interrogée, «Beaucoup d’éléments ont pu être réunis»
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Entre lundi et mercredi, la juge d’instruction Sabine Kheris et les enquêteurs ont mené des fouilles dans une zone marécageuse, située sur la commune d’Issancourt, limitrophe de Ville-sur-Lumes, un lieu que Monique Olivier « a pu déterminer », au cours de précédents interrogatoires selon son avocat.

C’est à Ville-sur-Lumes que selon Monique Olivier, son ex-époux avait, dans une maison appartenant à sa sœur, séquestré, violé et tué Estelle Mouzin, disparue à 9 ans le 9 janvier 2003 alors qu’elle rentrait de l’école à Guermantes (Seine-et-Marne).

Mercredi, l’ex-épouse du tueur avait été extraite de sa prison et emmenée sur les lieux des fouilles. Jeudi, son interrogatoire, entamé en début d’après-midi dans les locaux de la gendarmerie à Charleville-Mézières, se poursuivait encore aux alentours de 21H30.

« Monique Olivier s’explique, elle donne des précisions, on avance pas à pas, pour comprendre ce qui s’est passé après l’enlèvement d’Estelle, et donc on espère que ces précisions seront suffisantes pour pouvoir ensuite aller chercher le corps d’Estelle », a déclaré un peu après 20H00 Me Didier Seban, l’avocat du père de la victime.

« C’est tout un travail de remise en situation, de mémoire (…) On a aujourd’hui, je crois qu’on peut le dire, la vérité de Monique Olivier sur ce qui est arrivé à Estelle », a-t-il avancé.

« Beaucoup d’éléments ont pu être réunis (…) sur ce qui s’est passé dans cette journée, les mouvements de carte bleue, la téléphonie, qui permettent de mettre Monique Olivier devant ses contradictions », a poursuivi l’avocat.

Il a exprimé l’espoir « que ce travail énorme des enquêteurs, de la juge d’instruction, ces demandes réitérées depuis plus de quinze ans vont nous permettre de connaître à la fois cette terrible vérité et surtout d’avoir les indications nécessaires » pour trouver le corps de l’enfant.

Monique Olivier « met un temps infini à dire les choses, les enquêteurs belges l’avaient interrogée plusieurs dizaines de fois avant qu’elle puisse donner les éléments », a-t-il observé.

« De nouvelles fouilles auront lieu, jusqu’à ce que nous ayons pu retrouver Estelle. Maintenant quand, à quel moment, cela dépend du degré de précision des indications », a ajouté l’avocat.

Plusieurs opérations de fouilles ont déjà été menées dans la région ces derniers mois, sans résultats.