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Décès du Spadois Axel Leroy durant une guindaille: les 5 étudiants poursuivis évoquent une maladresse des secours

Le jeune Spadois était décédé lors d’une guindaille à Liège.
Le jeune Spadois était décédé lors d’une guindaille à Liège. - A.R./D.R.

Cinq étudiants âgés de 22 à 25 ans sont poursuivis pour un fait d’homicide involontaire par défaut de prévoyance et de précaution. Axel Leroy, un étudiant spadois âgé de 21 ans, était décédé à Liège la nuit du 30 au 31 octobre 2018 après avoir participé à une «guindaille».

La victime, un étudiant en haute école à Liège, avait participé à un «rallye» alcoolisé et était encadré de ses cinq parrains de baptême. Après avoir bu de l’alcool en quantité massive et de manière rapide, le jeune homme s’était effondré vers 02h40.

Un expert toxicologue avait confirmé que le jeune homme décédé présentait une alcoolémie se situant entre 2,2 et 2,3 grammes par litre de sang au moment de son décès tandis que le médecin légiste avait évoqué un décès survenu en raison de l’inhalation massive de vomissures dans les voies respiratoires.

Entendus lors de la seconde audience du procès, les cinq étudiants ont détaillé les circonstances dans lesquelles leur soirée s’était déroulée. Ils ont confirmé avoir fait boire la victime dans le cadre de son baptême mais ils ont précisé que le rituel qui comptait 12 étapes dans différents cafés de Liège était aussi agrémenté de périodes de repos pour permettre au baptisé de boire de l’eau ou de vomir.

«Il s’agissait de l’encadrer et de vérifier sa consommation excessive. Nous l’avons aidé à marcher et à le placer en position de sécurité lorsqu’il est tombé. Sa participation était volontaire et il savait en quoi consistait ce baptême. Il pouvait y mettre fin, sans sanction, à n’importe quel moment», ont affirmé les prévenus.

Ces derniers ont mis en cause l’intervention des services de secours. Selon eux, les ambulanciers, aidés plus tard par une équipe du SMUR, sont intervenus de manière légère, maladroite et brutale face à un jeune alcoolisé. «Ils ne savaient pas comment le soulever et ne se rendaient pas compte de la gravité de son état», ont affirmé les prévenus.

Les urgentistes seront entendus le 25 juin.

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