«United States of Al»: la nouveauté ratée des créateurs de «The Big Bang Theory»

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A son arrivée chez son ami Riley, Al tente de l’aider à arranger ses problèmes avec son ex-femme…
A son arrivée chez son ami Riley, Al tente de l’aider à arranger ses problèmes avec son ex-femme… - Capture d’écran / CBS

Appelé le roi des sitcoms pendant les années 2010, Chuck Lorre a notamment créé et produit « Mon Oncle Charlie », « Mike et Molly », « The Kominsky Method » et – gros tubes ! – « The Big Bang Theory » et sa derivée « Young Sheldon ». Il fut aussi l’un des producteurs exécutifs de « Roseanne », qui lui valut quelques Golden Globes. Bref, c’est un champion de l’humour de petit écran. Mais la naissance de son dernier bébé, « The United States of Al », ne nous a pas fait faire des bonds de joie, ce jeudi 1er avril à 21h30 sur CBS.

Il s’agit en fait d’une histoire imaginée par les scénaristes et producteurs David Goetsch et Maria Ferrari, qui avaient officié sur… « The Big Bang Theory ». Voici donc pourquoi Lorre leur a fait confiance. Au centre de cette nouveauté : une amitié, celle de Riley (Parker Young), un Marine vétéran qui a du mal à se réadapter à la vie civile dans l’Ohio, et l’Afghan Awalmir dit « Al », interprété par le Sud-Africain Adhir Kalyan, qui avait été révélé par la sitcom « Rules of Engagement ». Des années auparavant, ces deux-là avaient tissé des liens forts à Helmand en Afghanistan, où le second était l’interprète de l’unité du premier. Mais comme on le comprend, Al, traqué par des Talibans, ne pouvait plus trop rester dans son pays.

Pendant trois ans, Riley a fait des démarches pour le faire venir aux Etats-Unis, et le premier épisode démarre à son arrivée à l’aéroport. Il est tout de suite accueilli par la famille de Riley : sa sœur Lizzie (Elizabeth Alderfer), dont le fiancé pilote d’hélicoptère a été tué dans un crash, et son père Art (Dean Norris), qui veut lui offrir une bière alors qu’il ne boit (évidemment) pas d’alcool. Riley est en instance de divorce avec sa femme Vanessa (Kelli Goss), qui ne supportait plus son côté irresponsable. Ensemble, ils ont eu une fille, Hazel (Farrah Mackenzie), qui n’apparaît pas dans cette mise en bouche. Laquelle, on le répète, nous a laissés perplexes.

En effet, même si les sitcoms américaines, trop référencées, parlent très moyennement aux Européens que nous sommes, nous trouvons celle-ci particulièrement affligeante. Sur dix répliques censées faire rire, neuf tombent dans le lac, et on se demande comment pareille débilité est possible en 2021. L’une des perles du premier épisode : Lizzie comprend Cabo (Mexique) à la place de Kaboul, et lâche que c’est un endroit très sympa. Ca vous donne idée du niveau…

La seule chose qui pourrait donner un peu d’intérêt à l’entreprise, c’est d’aborder la situation des vétérans et aussi des Afghans par le biais de l’humour. Mais comme il est ici au ras des pâquerettes, on n’a pas trop l’espoir d’une amélioration. Las !

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