Forcée à travailler à l’âge de 10 ans: la nouvelle Miss Belgique Kedist Deltour, 23 ans, n’a vraiment pas eu une enfance facile

Forcée à travailler à l’âge de 10 ans: la nouvelle Miss Belgique Kedist Deltour, 23 ans, n’a vraiment pas eu une enfance facile

Il est vrai que la nouvelle Miss Belgique, coiffeuse de son état, a, malgré son jeune âge, déjà pas mal galéré dans la vie. D’origine éthiopienne, elle a vécu à Addis-Abeba, la capitale, avec sa famille jusqu’à ce que sa maman meure quand Kedist avait 7 ans. « Ses parents étaient divorcés. Quand la maman est décédée, le papa a mis Kedist chez une femme chez qui elle a dû travailler comme femme de ménage », explique Darline Devos, la présidente du comité Miss Belgique, à propos de sa protégée qui ne parle pas français. « La nouvelle femme du papa ne voulait pas garder les 3 enfants (Kedist, sa sœur et son frère). Le papa les a donc conduits à l’orphelinat. Kedist avait alors 10 ans et elle avait très peur de ne jamais être adoptée. C’est grâce à sa petite sœur qu’elle a pu être adoptée car la famille belge qui les a recueillis s’est d’abord intéressée à la petite sœur puis, quand elle a appris qu’il y avait aussi une autre fille et un garçon, elle a décidé d’adopter les 3 enfants », poursuit Darline Devos. C’est d’ailleurs en remerciant ses parents adoptifs, le soir de l’élection, que la nouvelle Miss a, elle aussi, fondu en larmes.

En Éthiopie, la famille ne roulait pas sur l’or. « Elle vivait dans une petite maison et la famille était pauvre. Elle n’avait jamais beaucoup à manger ». Aujourd’hui, Kedist est heureuse dans sa vie mais elle aimerait revoir son papa biologique « même si elle est fâchée contre lui », ajoute Darline Devos.

Démission

Pour ce qui est de l’élection de Miss Belgique, c’est Kedist elle-même qui s’est inscrite. « Elle a toujours rêvé d’être une princesse. Quand elle était petite, elle avait demandé une baguette magique à sa grand-mère et elle avait été fâchée quand elle avait découvert que la baguette ne pouvait pas exaucer les vœux ».

Après la finale, elle était très émue. « J’étais très surprise car si c’est vrai que je figurais parmi les favorites, j’avais quand même peur : il y avait tellement d’autres jolies filles », a confié la nouvelle Miss, à l’issue de la soirée. Notons qu’elle ne parle pas français car elle ne l’a jamais appris à l’école. « Quand elle est arrivée en Belgique, elle a démarré en première primaire pour apprendre le néerlandais et elle n’a pas fait ses 5e et 6e primaire donc elle n’a pas eu l’occasion d’apprendre le français à ce moment-là ».

Pour l’heure, la jeune femme est coiffeuse pour un patron ou plutôt était puisqu’elle a donné sa démission à son patron hier, consciente qu’elle a devant elle une année très chargée.

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