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Dans le nord de la France, des centres de vaccination ferment faute de volontaires pour se faire vacciner avec AstraZeneca

Dans le nord de la France, des centres de vaccination ferment faute de volontaires pour se faire vacciner avec AstraZeneca
Isopix

Peu coûteux, mis au point à partir d’un virus touchant les chimpanzés, mais accumulant les déconvenues, dont des suspicions de graves et rares effets secondaires, le vaccin AstraZeneca suscite de plus en plus de défiance. Le phénomène a été particulièrement observable ce week-end dans le Nord et le Pas-de-Calais où trois centres de vaccination ont été contraints de fermer faute de

Ainsi, au Forum Gambetta de Calais, seules 200 doses (sur 750 disponibles) de ce vaccin ont été injectées ce samedi après-midi, précise la Voix du Nord.

Même cas de figure au centre de Damrémont de Boulogne. À tel point que les doses restantes ont été de nouveau proposées dimanche matin. Ce dimanche encore, les volontaires ne se sont pas bousculés.

« Insignifiant »

Pourtant, face à la situation, les gens ont été autorisés à venir se faire vacciner sans prise de rendez-vous. C’est ce qu’a fait Jocelyn, un Boulonnais de 56 ans: «J’ai réfléchi cinq minutes, mais j’ai fait le choix de la raison. Il faut se faire vacciner ! Le nombre d’effets secondaires connu pour AstraZeneca est insignifiant par rapport au total. » Mais au final, 186 patients ont reçu une première injection de ce vaccin ce matin, alors que 350 doses étaient disponibles. Les 164 doses restantes seront à nouveau proposées mardi après-midi aux personnes âgées de plus de 55 ans.

Le problème est le même à Gravelines. Ce samedi, Sportica accueillait une nouvelle fois un centre de vaccination, mais faute d’un nombre suffisant de personnes à s’être présentées, les équipes ont dû fermer pour l’après-midi. «Pour la journée, au final, on avait potentiellement entre 750 et 900 doses (en fonction du nombre de doses par flacon). Mais comme c’était de l’Astra, seulement 132 personnes sont venues… », regrette le Dr Thierry Mraovic qui ne décolère pas. «C’est perdu, on a dû rendre les quelque 600 doses restantes (à la pharmacie centrale de l’hôpital de Calais, qui gère les approvisionnements en vaccins pour le littoral, NDLR). »

«Même si l’on peut lire ou entendre que le bénéfice est supérieur au risque, les gros titres évoquent surtout les quelques morts avec l’AstraZeneca. C’est le message qui reste », regrette Thierry Mraovic qui précise que ni le centre Kursaal, ni le centre Sportica ne proposeront de nouveaux créneaux pour une première dose avant trois semaines, un mois: «Dès le week-end prochain, on rentre dans les créneaux pour la seconde dose.»

Pour les médecins généralistes

En Sambre-Avesnois aussi le vaccin est boudé, mais il n’est pas perdu pour autant. Pour limiter les complications et ne perdre aucune dose, la décision a donc été prise de répartir les doses d’Astra auprès des médecins généralistes de l’arrondissement dont les patients souhaitaient se faire vacciner.

Malgré les dizaines de cas de thromboses atypiques, dont plusieurs se sont soldés par un décès, selon l’Agence européenne des médicaments (EMA) « aucun lien causal avec le vaccin n’est prouvé», mais il est «possible», et les avantages de la vaccination contre le coronavirus l’emportent toujours sur les risques.

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