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La chronique d’Emiliano Bonfigli: «Comme d’habitude»

La chronique d’Emiliano Bonfigli: «Comme d’habitude»

Au cours du temps, certains joueurs ont laissé des traces indélébiles. Pelé, Maradona ou Cruyff appartiennent à cette catégorie de footballeurs qui ont, à leur manière, réinventé le jeu. Plus proches de nous dans le temps, Messi et Cristiano Ronaldo impressionnent par leur palmarès et leur régularité à enquiller les buts. Chez nous, cela balance entre Hazard, Lukaku et De Bruyne. Les choix du cœur sont par définition subjectifs, et c’est tant mieux ainsi. A chacun ses préférences. C’est l’essence même de ce magnifique sport si incertain.

A côté de cela, ces dernières années, je ne peux m’empêcher de me demander quelle place laissera Neymar dans l’histoire du jeu. Il n’est pas question ici de douter de ses qualités : Neymar est un excellent footballeur. Il est plutôt ici question de ce qu’il apporte réellement à une équipe, de l’image qu’il renvoie, et aussi, de son sens du collectif.

image écornée

Lorsqu’il arrive à Paris à l’été 2017, Neymar est présenté comme un futur Ballon d’Or. L’héritier de Messi et CR7. Ces promesses justifient alors le statut de transfert le plus onéreux de l’histoire du football. Quelques mois plus tôt, c’est lui le véritable artisan de la fameuse Remontada. Personne n’en doute : Neymar est la future grande star.

Ce week-end, le Brésilien retrouvait une place de titulaire en Ligue 1, contre le LOSC, dans un match peut-être décisif pour le titre de champion de France. Incapable de faire la différence, « Ney » s’est énervé. Comme d’habitude. Auteur d’une piètre prestation où il force ses dribbles, il se fait même exclure. Dans le tunnel menant aux vestiaires, il a dû être maitrisé par un agent de sécurité, car il voulait en venir aux mains avec son adversaire. Cela fait tache, cela manque de classe, mais surtout, ce n’est pas la première fois que Neymar gâche son talent. En quelques années, il s’est mis à dos de nombreux passionnés de football. La faute à ses grotesques simulations lors de la Coupe du monde 2018, ou à son attitude bling-bling en dehors des terrains, ou encore à sa tendance persistante à vouloir tout faire tout seul… Neymar divise, mais ne rassemble plus… A Paris, il ne joue qu’un match sur deux. C’est cher payé les 222 millions de transferts. Je repose dès lors la question : quelle place Neymar laissera dans l’histoire du jeu ? Celle d’un petit garçon capricieux et égocentrique, ou bien celle d’un grand champion qui s’est subitement réveillé à 29 ans ? Il n’est pas encore trop tard… mais s’il veut inverser la tendance, « Ney » ferait bien de se dépêcher. Le Bayern Munich est juste là… Et il n’a pas l’habitude de faire preuve de mansuétude. Comme d’habitude.

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