Pierre-Jean Chalençon sur l’affaire des dîners clandestins: «On essaye d’utiliser mon nom pour faire tomber le gouvernement»

Pierre-Jean Chalençon sur l’affaire des dîners clandestins: «On essaye d’utiliser mon nom pour faire tomber le gouvernement»
Instagram Pierre-Jean Chalençon

Ce vendredi 2 avril, M6 diffusait un reportage dans lequel on découvrait l’organisation de dîners mondains clandestins à Paris, où masques et gestes barrières semblent avoir disparu.

Très vite, et malgré les floutages, les internautes ont reconnu le Palais Vivienne, propriété de Pierre-Jean Chalençon, célèbre ex-acheteur de l’émission « Affaire conclue » sur France 2 et fan inconditionnel de Napoléon Ier.

Dans l’émission diffusée sur M6, l’organisateur de la soirée est interviewé : « J’ai dîné cette semaine dans deux ou trois restaurants qui sont soi-disant des restos clandestins, avec un certain nombre de ministres. Alors ça me fait doucement rigoler. On est en démocratie. On fait ce qu’on veut. » Si la voix est modifiée, on reconnaît aisément le ton et le vocabulaire de Pierre-Jean Chalençon.

Dimanche soir, dans un communiqué de son avocat Jean-Luc Chetboun, envoyé à l’AFP, Pierre-Jean Chalençon reconnaît implicitement avoir organisé ces dîners, mais plaide « l’humour » et « le sens de l’absurde » à propos de la participation de ministres à de tels repas.

Ce lundi soir, le collectionneur s’est exprimé dans « Touche pas à mon poste », via un enregistrement, et dément formellement les accusations à son encontre : « A cette soirée de jeudi, nous étions quelques personnes, il y avait 9 personnes qui se sont battues en duel et la soirée s’est terminée à 22h. J’ai commencé le dîner à 17h ! Je n’ai pas de cuisine depuis 4 mois donc je ne sais pas comment j’aurais pu faire des soirées. Quand j’invite des gens chez moi, je les invite et je ne leur demande pas de payer. »

Il confirme ensuite son « humour » lorsqu’il évoquait la participation de ministres à ses dîners : « Je trouve ça très triste. Bien évidemment, je n’ai jamais organisé aucune soirée clandestine, surtout pas avec des ministres ! J’ai l’impression qu’on essaie de me faire porter le bouc émissaire [sic]. On essaie d’utiliser mon nom pour faire tomber le gouvernement  ! »

L’affaire reste à suivre, et fera l’objet d’une enquête pénale des chefs de mise en danger d’autrui et de travail dissimulé, à la demande du procureur de Paris Rémy Heitz, qui souhaite « vérifier si des soirées ont été organisées en méconnaissance des règles sanitaires et déterminer quels en ont été les éventuels organisateurs et participants. »

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