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La police ouvre le feu sur une manifestation liée au Covid au Bangladesh, un mort et sept blessés

La police ouvre le feu sur une manifestation liée au Covid au Bangladesh, un mort et sept blessés
Belga

Les heurts se sont produits dans la ville centrale de Saltha dans la région de Faridpur, où des rumeurs affirmaient qu’un homme avait été blessé sur un marché au cours d’un contrôle de police destiné à faire respecter les mesures de lutte contre l’épidémie.

Des milliers de villageois en colère sont alors descendus dans la rue. Certains ont jeté des briques sur un commissariat et ont vandalisé des bâtiments officiels, mis le feu à la maison d’un policier et brûlé deux voitures appartenant à des responsables gouvernementaux, a précisé la police.

«La police a ouvert le feu pour se défendre au moment de l’attaque du commissariat», a indiqué un porte-parole des forces de l’ordre du district de Faridpur. Un deuxième agent de police, l’inspecteur Nur-a-Alam Fakir, a confirmé l’incident.

Un étudiant de 20 ans a été tué et au moins sept personnes ont été blessées, dont trois policiers, selon le chef-adjoint de la police du district de Faridpur, Suminur Rahman. Selon le personnel de l’hôpital de Faridpur, trois personnes étaient dans un état critique après avoir été blessées par balles.

Selon la police, des partisans du groupe islamiste radical le plus important du Bangladesh, Hefazat-e-Islam, ont participé aux heurts.

Fin mars, une manifestation contre une visite du Premier ministre indien Narendra Modi à l’appel de ce groupe islamiste radical avait dégénéré, faisant plusieurs morts.

Le Bangladesh a commencé lundi un confinement de sept jours pour combattre une flambée du virus, avec tous les déplacements intérieurs suspendus et une fermeture des magasins.

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