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«On retrouve actuellement une augmentation du nombre d’enfants hospitalisés»: l’épidémie de bronchiolite arrive avec des mois de retard

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Photo prétexte - Belga image

Rose, 5 semaines, a été admise ce mardi midi aux urgences pédiatriques du CHU UCL Namur. Atteinte de fièvre et de difficultés respiratoires, des tests sont rapidement réalisés pour voir si elle n’est pas atteinte de la bronchiolite.

C’est que la bronchiolite touche actuellement de nombreux bébés. « Chaque année, nous connaissons une épidémie de bronchiolite », explique le professeur Thierry Detaille, médecin aux soins intensifs pédiatriques aux cliniques universitaires Saint-Luc à Bruxelles (UCL). « Mais normalement, en mars, nous sommes à la fin de la saison des bronchiolites. Ici, elle commence seulement. On retrouve actuellement une augmentation du nombre d’enfants hospitalisés. On est dans la situation clinique qu’on a chaque année au mois de novembre »

En général, l’épidémie de bronchiolite dure deux ou trois mois.

« Plusieurs hypothèses peuvent expliquer ce décalage », précise Thierry Detaille. « Les mesures qui ont été prises au niveau de la limitation des contacts ont peut-être permis d’éviter les contaminations. Peut-être que le Covid-19 a aussi, par la pression qu’il a exercé au niveau infectieux, mis un petit peu de côté le RSV, qui est le virus classique des bronchiolites. Enfin, on sait aussi que l’Australie a connu le même phénomène, avec une épidémie de bronchiolite décalée. »

Qui est concerné  ?

Si vous savez lire ces lignes, la bronchiolite ne vous concerne probablement pas. « Par définition, elle touche les enfants de 0 à 1 ans. Ceux hospitalisés sont les plus petits et les plus fragiles », ajoute Thierry Detaille. « La transmission du virus RSV, qui est le plus fréquemment responsable de cette maladie, se fait par voie aéroportée. Et généralement, ce sont des adultes ou la fratrie qui transmet le virus aux plus petits. »

La bronchiolite est une infection virale qui touche les bronchioles. Elle se caractérise de la toux, de la fièvre puis par des difficultés respiratoires du nourisson. « Il y a des formes graves qui peuvent arriver », explique Thierry Detaille. « Les décès sotn plus rares. Ils touchent des enfants fragilisés par d’autres pathologies. »

Bref, si votre bébé a de la fièvre ou commence à montrer des signes de détresse respiratoire, consultez vite votre pédiatre !

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