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Roger, 39 ans, accusé de viols sur une ado de 13 ans, la fille d’un ami: le Verviétois, qui risque 5 ans de prison, nie les faits

Le Palais de justice de Verviers.
Le Palais de justice de Verviers. - archives B.B.

Un quadragénaire a comparu mercredi devant le tribunal correctionnel de Verviers. Il lui est reproché d’avoir commis, à plusieurs reprises durant 5 ans, des attentats à la pudeur sur une fillette. Les premiers faits ont été commis alors qu’elle n’avait que 9 ans.

Les faits ont été découverts en juin 2020 à la suite d’une dénonciation à Interpol. La zone de police de Herve a ainsi été prévenue des confidences d’une adolescente, faites sur Instagram, auprès d’une jeune française.

« Dans ces confidences, faites à une adolescente française, la victime expliquait être victime d’attentats à la pudeur de la part d’un ami de la famille. La jeune fille, qui ne souhaitait pas faire de mal à ses parents et notamment à son père souffrant d’un cancer, s’était confiée via les réseaux sociaux », a expliqué le ministère public qui est ensuite revenu sur les faits et l’emprise morale instaurée par le prévenu qui échangeait avec l’enfant des dizaines de messages. Dans ces messages, il lui disait qu’il l’aimait, qu’elle lui manquait, qu’il n’était pas parvenu à faire une croix sur elle.

« Lors de ses auditions, l’enfant a expliqué qu’elle avait dormi avec le prévenu et qu’elle s’était réveillée alors qu’il glissait un doigt dans sa culotte. Elle en avait immédiatement informé sa mère qui avait interprété ce geste comme étant une manière de vérifier si elle n’avait pas été incontinente durant la nuit. Si elle ne s’est plus rendue chez le prévenu pendant une certaine période, la jeune fille a revu cet ami de la famille et les faits ont repris », a indiqué la procureur du Roi qui a assuré que le profond mal-être ressenti par la jeune fille, qui se scarifiait, était la conséquence des faits qu’elle a subis durant de nombreuses années.

Le prévenu a contesté les faits, estimant qu’il avait pris la jeune fille sous son aile alors que ses parents n’avaient pas forcément un comportement adéquat. Il a expliqué lors de l’audience la considérer comme sa propre fille. S’il a reconnu que les messages allaient parfois trop loin, il nie avoir abusé de l’enfant devenue adolescente.

L’homme, qui nie avoir une attirance pour les enfants, a reconnu s’être fait passer pour un mineur sur internet et être entré en contact avec des jeunes via une plateforme de jeux.

Le ministère public, pas convaincu par les explications du prévenu, a réclamé une peine de 5 ans de prison.

Du côté de la défense, si on reconnaît que le contenu des messages échangés est loin d’être approprié d’un point de vue moral, on estime que ceux-ci ne constituent pas une preuve de culpabilité. « Mon client a un casier judiciaire vierge, l’expert qui l’a examiné n’a décelé aucune paraphilie et aucune image à caractère pédopornographique n’a été retrouvée sur le matériel informatique saisi. Il considérait l’enfant comme sa fille et a effectué de nombreuses activités avec elle et son frère. Mon client voulait l’aider dans le contexte familial difficile. Lorsqu’il s’est rendu compte qu’il n’y parvenait pas, il a voulu mettre fin à la relation et c’est à cette époque que l’adolescente s’est confiée », a détaillé l’avocat qui a demandé l’acquittement de son client.

Jugement le 30 avril.

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