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La FEF continue à descendre dans la rue contre la précarité étudiante

La FEF continue à descendre dans la rue contre la précarité étudiante
Belga

Des manifestants arboraient divers slogans sur des pancartes comme « Etudiants dans la rue, on ne nous arrêtera plus », et une grande banderole avec le message « Contre la précarité ». Ils ont scandé « Qu’est-ce qu’on veut ? Un plan. Quand est-ce qu’on le veut ? Maintenant. » Les étudiants mobilisés ont scanné des QR codes leur permettant d’envoyer des courriels à des élus en Fédération Wallonie-Bruxelles.

« On a, à nouveau, demandé à la ministre de l’Enseignement supérieur Valérie Glatigny de prendre des mesures contre la précarité et on fait face à un silence assez assourdissant », déplore la présidente de la FEF, Chems Mabrouk. « Mais on ne s’arrêtera pas évidemment. La problématique est trop importante. Tant qu’on ne décrochera pas des mesures, on continuera à se mobiliser chaque semaine. Selon une étude de 2019 du bureau BDO, environ 80.000 étudiants francophones étaient alors dans une précarité objective. Avec la crise sanitaire, on sait, selon une de nos études, que 32 % des étudiants ont plus de mal à payer leurs études que l’année dernière. La précarité s’est donc accentuée en marge de la pandémie. Pour résoudre ce problème, il va falloir réduire le coût des études. »

Le cabinet de la ministre Glatigny relève que « depuis le début de la crise, la Fédération Wallonie-Bruxelles a développé un plan d’action pour soutenir les étudiants, mobilisant près de 13 millions d’euros d’aides supplémentaires ».

Plus précisément, 6,9 millions visent à aider les étudiants impactés financièrement et psychologiquement par la crise sanitaire via les services sociaux des établissements. Les étudiants qui rencontrent un problème pour obtenir une aide alimentaire, pour payer le loyer d’un kot ou pour financer une consultation psychologique peuvent solliciter un appui via ce mécanisme. De plus, 6 millions sont consacrés prioritairement au soutien des étudiants de BAC1, avec entre autres le déploiement d’activités de remédiation. Ces montants supplémentaires s’ajoutent respectivement aux 58 millions par an prévus structurellement pour les subsides sociaux et aux 83 millions par an prévus structurellement pour l’aide à la réussite.

La ministre a de plus demandé à l’ARES (Académie de Recherche et d’Enseignement Supérieur) via la COVEDAS (Commission Vie Etudiante, Démocratisation et Affaires Sociales) de réaliser une analyse circonstanciée de la précarité étudiante, et d’émettre un rapport des propositions ciblées.

Par ailleurs, le cabinet rappelle que « la Fédération Wallonie-Bruxelles dispose de nombreux mécanismes permettant de démocratiser les études supérieures ». En plus de l’engagement à ne pas augmenter le minerval durant cette législature, il énumère entre autres la possibilité d’un minerval réduit ou sa gratuité selon certaines conditions d’octroi, des bourses d’études, des subsides sociaux disponibles via les établissements, ou encore l’impression gratuite des supports de cours pour les boursiers.

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