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La décision sur l’AstraZeneca n’aura qu’un faible impact sur la vaccination: «Vacciner est une arme bien meilleure que ne pas vacciner»

La décision sur l’AstraZeneca n’aura qu’un faible impact sur la vaccination: «Vacciner est une arme bien meilleure que ne pas vacciner»
Isopix

Ils confirment ainsi des propos similaires du délégué général Covid-19 en Wallonie, Yvon Englert, mercredi sur RTL et du ministre bruxellois de la Santé Alain Maron, jeudi midi.

Au nord du pays, seules 6.000 vaccinations sur un total d’un million doivent être reprogrammées, essentiellement pour des jeunes stagiaires en hôpital et autres centres de soins, qui ne recevront donc pas l’injection AstraZeneca. Pour M. Englert, quelques centaines de personnes sont concernées au sud du pays.

A Bruxelles, ce sont principalement les personnes de plus de 64 ans qui sont en cours de vaccination ou qui ont été vaccinées. Comme ailleurs, pour les Bruxellois(es) de 56 ans et plus, tous les vaccins continueront d’être administrés, a souligné le ministre Maron, par voie de communiqué.

Les ministres ont à nouveau souligné l’extrême rareté des effets secondaires de ce vaccin concernant des caillots sanguins et un faible taux de plaquettes, qui seraient liés à 18 décès sur un total de 25 millions de doses administrées.

« Se faire vacciner est donc une arme bien meilleure contre ce virus que ne pas se faire vacciner », a répété M. Beke, qui confirme aussi le conseil de l’Agence européenne du médicament (EMA) de consulter un médecin si des symptômes d’effets secondaires de ce type sont repérés par des patients vaccinés AZ.

Frank Vandenbroucke a adopté un ton critique à l’adresse de l’EMA. « Nous aurions aimé une analyse plus approfondie sur le risque d’effets secondaires par tranches d’âge. Lors de la réunion des ministres de la Santé (mercredi en fin de journée), je n’ai pas été le seul à le dire ». La Belgique veut aussi davantage de clarté de la part de l’EMA sur la seconde dose du vaccin, le meilleur moment pour l’administrer ou encore la possibilité de recourir à un autre vaccin après une première dose d’AZ.

L’EMA avait dit mercredi ne pas disposer de suffisamment de données pour une analyse de risque par tranches d’âge, ainsi que pour les questionnements sur la deuxième dose, notamment du fait que trop peu de ces secondes doses ont été administrées.

Si la limitation devait perdurer au-delà des quatre semaines, la campagne devra ralentir puisqu’elle mise toujours sur les vaccins AZ, avait indiqué M. Englert. Concernant la deuxième dose, il n’a pas exclu le recours à un autre vaccin, mais une stratégie sera élaborée d’ici la mi-mai, période où devront être administrées ces secondes doses. Il n’est d’ailleurs pas certain que le risque de thrombose soit toujours présent pour une seconde administration.

Pour Frank Vandenbroucke, les ministres belges de la Santé ont en fait suivi mercredi l’avis du Conseil supérieur de la Santé. « Quand on ne dispose que de l’AstraZeneca pour vacciner, alors il ne faut pas hésiter, et l’utiliser. Mais si l’on a le choix entre plusieurs vaccins et que cela ne change rien à la vitesse de la campagne, alors on peut adapter ». L’avis du Conseil supérieur de la Santé sera publié dans la journée de jeudi, selon le ministre.

Les déboires d’AstraZeneca ont entamé la confiance des Belges dans les vaccins

Entre les essais cliniques trop peu représentatifs pour les personnes âgées et les suspicions de lien entre le vaccin et des thromboses, entre autres, la firme suédo-britannique a régulièrement fait la une des informations en ces temps de pandémie. Une publicité qui n’a pas joué en sa faveur, puisque 57% des répondants estiment que le «dossier» a entamé la confiance envers ce vaccin, et 41% jugent même qu’il a miné la confiance envers les autres vaccins. En outre, quatre répondants sur 10 disent que cela a eu un impact négatif sur la perception du travail réalisé par l’Agence Européenne des médicaments et sur la protection de la santé des citoyens par le gouvernement belge.

Un peu moins de la moitié des membres de l’échantillon (47%) sont cependant prêts à se faire vacciner immédiatement s’ils sont appelés. Parmi les personnes à la position moins franche, la moitié dit avoir peur des effets secondaires, 39% se méfient de certains vaccins et 33% n’ont tout bonnement pas confiance dans le processus de développement des vaccins.

«Ce qu’il faut retenir de cet aspect de notre enquête c’est que plus les gens s’estiment informés, plus ils sont disposés à se faire vacciner», détaille Julie Frère, porte-parole de Test Achats. «En effet, la disposition à se faire vacciner le plus rapidement possible est de 68% auprès des personnes s’estimant bien ou très bien informées, alors qu’elle n’est que de 25% auprès des personnes s’estimant peu ou pas informées. On ne peut que réitérer l’importance d’une information ciblée, accessible et transparente envers les citoyens.»

La question du passeport vaccinal divise tout autant, à proportions égales. Un peu moins de la moitié des répondants considèrent que la mise en place du passeport de vaccination est une bonne mesure pour à nouveau circuler librement dans l’UE et pour éviter la propagation du virus. «Une bonne majorité (57%) pense également que la mise en place du passeport de vaccination sera un incitant à la vaccination pour les personnes qui ne le feraient pas autrement», relève Test Achats. De l’autre côté, un peu plus de la moitié des répondants - singulièrement dans la tranche de 18-34 ans) craignent qu’une telle mesure ne crée de la discrimination, notamment financière, envers les personnes qui n’auraient pas eu l’occasion de se faire vacciner. Test Achats demande «avec insistance» au gouvernement de rendre les tests PCR pour voyager gratuits pour ceux qui n’ont pas eu l’occasion de se faire vacciner.

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