Francis Perrin («Mongeville») : « Viré pour cause de succès, c’est inédit!»

Francis Perrin («Mongeville») : « Viré pour cause de succès, c’est inédit!»
Nicolas Robin/FTV

Cette enquête dans l’univers de la soierie est une nouvelle occasion pour Mongeville, l’esthète, de briller!

Oui, on voit sa culture, il est à l’aise dans tous les milieux, c’est cet éclectisme qui lui permet de se sortir de toutes les situations. Il aime briller devant la capitaine Duteil, laquelle n’hésite pas à le taquiner.

On assiste à un festival de tenues vestimentaires décalées. Le perfecto vous va à ravir.

(Rires.) Lui qu’on a l’habitude de voir en gilet, avec sa Jaguar… Avec Valentine, ils se moquent réciproquement de leurs tenues. Leur duo fonctionne avec l’humour et dans la recherche de la vérité. C’est ce couple improbable qui était l’élément phare de cette série. Dans un rapport père-fille, mentor et maître.

Vous parlez déjà au passé…

Oui, c’est l’avant-dernier inédit. Après, c’est fini. C’est très dommage, j’ai l’impression d’avoir été puni d’avoir fait du bon travail, d’avoir du succès. C’est très déprimant. On ne m’a même pas appelé pour me dire que c’était fini. Je trouve que c’est d’une incorrection totale. Je me souviens qu’il y a quarante ans, le Pdg d’Antenne 2 m’avait appelé lui-même pour me remercier au nom des téléspectateurs d’avoir fait une excellente audience avec la série « Le mythomane ».

On vous sent écœuré.

C’est un mépris pour le vieux comédien, mais c’est aussi un mépris pour les nombreux téléspectateurs qui aiment cette série. Cela prouve que tous ces gens qui sont dans des bureaux ne tiennent absolument pas compte du public. Je viens de croiser deux dames chez le coiffeur. Elles m’ont dit: « Mais ce n’est pas possible que ça s’arrête, on adore! » Eh bien si, c’est comme ça.

Quelle a été l’ambiance durant les deux derniers tournages?

Il y a eu beaucoup d’émotion le dernier jour. Il y avait toujours un doute, mais je subodorais qu’il n’y aurait pas de suite. La tristesse se mélangeait à l’incompréhension. Mais on a continué à faire bien notre travail, à faire de la qualité, avec de bons scénarios, de bons acteurs. Viré pour cause de succès, je ne savais pas que ça existait.

Que retenez-vous de ces huit années?

De très bons souvenirs. Merci à Jacques Santamaria de m’avoir créé ce personnage. Et avec Gaëlle, on a cette complicité, cette amitié, cette affection.

Quelles sont vos envies aujourd’hui?

J’espère qu’on me proposera d’autres fictions, probablement sur une autre chaîne, car je suppose que je vais être mis sur une liste noire. Mais je dis toujours les choses telles que je les pense.

« Mongeville », 21h05, France 3.

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