«Fais pas le singe», l’émission de Maria Del Rio et Jean-Michel Zecca, arrive ce dimanche soir: «J’ai été sidérée par les réactions qu’on a!»

Maria Del Rio et Jean-Michel Zecca ne font pas le singe, mais ils se sont visiblement beaucoup amusés dans cette émission
Maria Del Rio et Jean-Michel Zecca ne font pas le singe, mais ils se sont visiblement beaucoup amusés dans cette émission - RTL-TVI

Maria, ce principe de refaire des expériences scientifiques du passé en caméras cachées, c’est du divertissement, mais ce n’est finalement pas si éloigné de votre émission « Tout s’explique »…

Oui, c’est connexe. Il y a une cohérence que ce soit moi qui le présente avec Jean-Michel. C’est d‘ailleurs ainsi que RTL-TVI m’a présenté le projet. C’est de l’infotainment où on essaie d’apprendre en se marrant. Et donc sans être lourd, didactique ou scolaire. Même si ici, les psys donnent l’info plus sérieuse... Sincèrement, je n’ai jamais autant ri pendant un tournage et Dieu sait si moi, je ris souvent…

Vous êtes donc la femme qui voit un grand serpent sur un arbre à Namur ?

Pas exactement, je suis plutôt celle qui fait croire qu’elle en a vu un. Je suis sortie stupéfaite par rapport aux réactions des gens. Pourquoi certains cerveaux se laissent-il convaincre au point d’y croire ?

Sur le marché de Seraing, vous faites passer une piquette pour un grand vin et inversement. Et ça marche !

C’est de nouveau le jeu d’influence avec le sommelier qui entre en ligne de compte. On se laisse convaincre par l’avis autorisé, même si le goût parle de lui-même. Cela dit, il y avait cette femme qui nous a épatés en restant quand même sur sa conviction première et demandant à noter la provenance de ce petit vin qui lui semblait si bon.

Les expériences que vous avez reproduites ne marchent pas aussi bien que dans les études scientifiques... Pourquoi ?

Eh bien, les expériences scientifiques qu’on aborde datent parfois d’il y a plus de 20 ans. Et il se fait que l’homme ne réagit plus comme il y a 20 ans. Notre esprit est devenu plus critique. On voit ce garçon se rebeller contre les ordres absurdes qu’il reçoit. Moi, je me demande comment j’aurais réagi à son âge. À 20 ans, je n’aurais pas forcément fait autre chose qu’obéir et suivre l’injonction qu’on me donnait même si elle était ridicule. C’est plutôt réjouissant de voir qu’on n’est plus les mêmes qu’il y a 20 ans !

Qu’est-ce qui vous le plus marqué dans cette émission ?

L’influence du groupe. Voir que, si quelqu’un appelle à l’aide et qu’on est en groupe, si personne ne réagit, on ne va pas forcément se lever pour porter secours. Cela dit, tout le monde ne fait pas la même chose. Ici, bien qu’elle ait été dans un groupe, une infirmière s’est tout de même démenée. Mais c’est dans l’ADN de son métier aussi.

On est parfois déçu par les hommes. L’avez-vous été souvent ?

Bien sûr que j’ai parfois été déçue par les hommes, au sens large, hein, je vous vois venir… Bon, je dois avouer que les hommes m’ont déçue aussi dans l’autre sens… Mais j’apprends à être moins déçue.

Cette émission aura-t-elle une suite ?

Je l’espère, mais pour le moment c’est un one-shot. Pour des raisons de format, on a sacrifié quelques séquences qu’on avait tournées, il y a déjà un peu de matière pour un 2e.

Cela dépend-il de l’audience que vous ferez ?

En partie, mais pas que. On espère bien sûr que le public sera là. Mais il y a aussi l’attachement de la direction des programmes à une émission, qui entre en ligne de compte. Là, je peux dire que ceux qui décident sont avec nous, ils ont adoré « Fais pas le singe ».

Vous êtes en congé de printemps, que faites-vous dans ces moments… où il y a pas grand-chose à faire ?

C’est clair qu’il n’y a pas grand-chose à faire… Mais là, ça ne me dérange pas de me poser, de jouer à Uno avec mon fils et de regarder un Pixar sur la télé avec lui. C’est un autre rythme et c’est déjà des vacances. Avant, c’était impossible pour moi, je devais remplir le vide. Aujourd’hui, j’apprécie d’être seule et au repos.

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