Abonnez-vous pour 1€

Une action sera menée le 18 avril contre le projet de méga-usine à frites de la société Clarebout à Frameries

Les riverains se mobilisent depuis janvier 2019 contre la méga-usine de Clarebout Potatoes.
Les riverains se mobilisent depuis janvier 2019 contre la méga-usine de Clarebout Potatoes. - Isopix

Le Réseau de soutien à l’agriculture paysanne (RéSAP) et le collectif citoyen «La Nature sans Friture» profiteront du contexte de la Journée internationale des luttes paysannes, le 18 avril, pour manifester leur opposition au projet de méga-usine à frites de la société Clarebout Potatoes, dans le zoning de Frameries, dans le Hainaut. Les riverains de Frameries et le mouvement paysan belge organiseront sur le site de l’entreprise une plantation sauvage de pommes de terre paysannes, une installation de banderoles et une assemblée pour marquer leur opposition à la construction de l’usine.

Les responsables du Réseau ont par ailleurs indiqué dans un communiqué que les ministres Borsus, Tellier, Di Rupo et Clarinval, seront interpellés en ligne dès le 12 avril «pour réclamer l’abandon de ce projet et un soutien politique structurel à l’agriculture familiale et paysanne, plutôt qu’industrielle».

Les riverains framerisois se mobilisent depuis janvier 2019 contre la méga-usine de Clarebout Potatoes. «Ce secteur est responsable de 10% des accidents de travail dans l’agroalimentaire», a souligné Florence Defourny, du collectif citoyen «La Nature sans Friture». «Il pollue énormément et détruit l’agriculture. C’est une machine à malbouffe. À Frameries, nous défendons un modèle plus respectueux. Nous luttons pour protéger l’environnement, la sécurité, la santé et le cadre de vie de chaque citoyen.»

Le Réseau de soutien à l’agriculture paysanne a de son côté précisé sur l’usine Clarebout à Frameries est «un symbole des dérives du secteur de la pomme de terre industrielle en Belgique». Selon le Réseau, la production a été décuplée en trente ans afin de fournir les supermarchés et la restauration rapide. Elle représente désormais 16 fois la consommation belge. «Ce modèle s’accompagne d’une forte pression sur les terres agricoles, maintenant vouées à l’exportation plutôt qu’à l’agriculture vivrière. Actuellement, selon le Réseau, le secteur de la pomme de terre est le plus gros utilisateur de pesticides en Belgique. «Cette action est solidaire des paysans du monde entier», a indiqué Marie-Hélène Lefèvre du RéSAP. «Chez nous, ils sont privés de terres et de soutiens politiques suffisants, au profit d’industriels, qui inondent les producteurs du Sud de leurs excédents. Cette situation empirera si les traités entre l’Union européenne, le Mercosur et les pays andins sont ratifiés.»

Des actions seront également menées à Bruxelles et en Flandre dans le cadre de la journée internationale des luttes paysannes.

Découvrez tous les chiffres du coronavirus dans votre commune

Recherchez votre commune en tapant le code postal ou le nom

Résultat(s) de votre recherche:
Notre sélection vidéo