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Pas assez de policiers pour faire respecter les règles en cas de réouverture de l’Horeca à Liège le 1er mai: «La police est fatiguée»

Pas assez de policiers pour faire respecter les règles en cas de réouverture de l’Horeca à Liège le 1er mai: «La police est fatiguée»
Belga

«Si vous ouvrez les terrasses le 1er mai, sachez que je ne m’y opposerai pas», telle est la phrase qui aurait été prononcée par le gouverneur de la province de Liège Hervé Jamar lors d’une réunion qui s’est déroulée avec les services de sécurité et les bourgmestres liégeois. Ce que les autorités locales craignent, c’est une ouverture spontanée et massive des restaurants et cafés le 1er mai accompagnée de débordements si la date de réouverture est à nouveau postposée. Il semble en effet plus facile de faire respecter les mesures aux terrasses que d’évacuer des cafés entiers s’ils ouvrent.

Le bourgmestre de Liège, Willy Demeyer, a d’ores et déjà indiqué que la police n’interviendra pas à cette date si des terrasses sont ouvertes. «La police est fatiguée, cela fait des années qu’elle est sur la brèche, elle a de plus en plus de difficultés à intervenir durant ces manifestations et je pense qu’elle peut avoir une forme de compréhension à cet égard», a-t-il déclaré au micro de RTL.

En ce qui concerne l’intérieur des établissements, par contre, la situation reste floue. Au cabinet du bourgmestre, on dit préférer attendre les nouvelles du Codeco avant de se prononcer, même si on avoue que l’on manque de moyens. «Notre position c’est de dire que ça sera difficile pour la police d’intervenir si tous les cafetiers ouvrent, il n’y aura de toute façon pas d’effectifs suffisants que pour pouvoir aller fermer partout». Pour les établissements qui ne possèdent pas de terrasses, la Ville dit toutefois être prête à trouver des solutions et à réquisitionner des emplacements, par exemple, sur la voie publique comme cela a été le cas l’été dernier.

Une cinquantaine de restaurateurs liégeois se sont réunis dans le centre de Liège lundi pour afficher leur volonté d’ouvrir coûte que coûte leur terrasse lors de cette date symbolique. Ils affirment toutefois qu’ils respecteront le protocole qui était en vigueur l’été dernier, que la distanciation sera appliquée aux tables et qu’ils limiteront l’accès à ces dernières à quatre personnes maximum. Pour certains, ouvrir est devenu une question de survie: les indemnités du gouvernement ne leur permettent pas de payer leurs charges fixes, disent-ils.

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