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Un Comité de concertation crucial et sous haute tension ce mercredi: voici tout ce que l’on sait déjà avant même le début de la réunion

Un Comité de concertation crucial et sous haute tension ce mercredi: voici tout ce que l’on sait déjà avant même le début de la réunion

Ce mercredi, le Comité de concertation va se pencher sur des dossiers chauds pour ne pas dire bouillants. L’Horeca, les voyages, les métiers de contact ou encore les commerces non essentiels. Autant de secteurs qui attendent des perspectives favorables pour relancer une activité au point mort ou presque depuis plus d’un an. Et ce ne seront pas les seuls sujets sur la table puisque le gouvernement devra également trancher sur la question de l’enseignement.

On le comprend aisément, tous les éléments sont réunis pour faire de ce Comité de concertation une réunion sous haute tension. Car on le sait, les divergences sont nombreuses entre les différentes familles politiques de notre petit pays. Devons-nous nous attendre à des annonces favorables ou à un énième effort collectif ? On fait le point sur les indiscrétions qui doivent encore être confirmées lors de ce Comité de concertation.

Horeca

La date du 1er mai était dans toutes les têtes, il va falloir se résoudre à attendre un peu plus. En effet, selon nos informations, un accord politique serait intervenu lors du kern du gouvernement fédéral sur la réouverture anticipée des terrasses le 8 mai.

Le MR et le PS auraient fait le forcing pour une réouverture des terrasses et de l’ensemble de l’Horeca dès le 1er mai, comme prévu lors du précédent Comité de concertation. Mais l’intransigeance de certains partis flamands et particulièrement du ministre de la Santé Frank Vandenbroucke, qui prônaient eux une réouverture à partir du 15 mai, a fait aboutir le compromis au 8 mai, date de la fête des mères.

Reste à savoir si l’annonce passera auprès des restaurateurs. Des restaurateurs qui, pour certains, ont la ferme intention de rouvrir les terrasses (et même les restaurants pour certains d’entre eux) dès le 1er mai…

Enseignement

Si aucune décision définitive n’est ressortie de la rencontre avec les acteurs de l’enseignement ce mardi – ce sera au Comité de concertation de ce mercredi de fixer le cadre de la reprise – on peut néanmoins déjà considérer que la reprise des cours est actée. Avec un retour en présentiel à 100 % jusqu’à la 2e secondaire et un enseignement hybride, moitié à la maison, moitié à l’école, dès la 3e. Cette formule semble laisser peu de place au doute même si on n’est jamais à l’abri d’un retournement de situation.

La ministre francophone de l’Éducation, Caroline Désir, aurait même fixé une date pour une reprise à 100 % lors de sa rencontre ce mardi avec les acteurs de l’enseignement. « La ministre espère toujours un retour à 100 % en présentiel et nous nous sommes plus ou moins mis d’accord sur la date du 3 mai. Soit on rentre complètement à cette date si la situation le permet, soit on reste avec un enseignement hybride jusqu’à la fin de l’année. Encore une fois pour une question de stabilité », nous confiait Joseph Thonon, président de la CSGP-Enseignement.

Les acteurs de l’enseignement ont également réitéré leur demande d’une vaccination prioritaire des enseignants même si Joseph Thonon a peu d’espoir de la voir aboutir. « Nous aimerions également recevoir des consignes un peu plus précises en matière d’aération des classes car cela reste assez flou », ajoute-t-il.

D’autres assouplissements ne sont pas exclus mais ils resteront probablement à la marge. Côté francophone, on aimerait bien par exemple que l’obligation du port du masque dès la 5e primaire devienne plutôt une recommandation. Même si certains acteurs jugent que la mesure n’est pas mauvaise. Au niveau des salles des profs, celles-ci pourraient être rouvertes sous certaines conditions, voire au cas par cas. Quant aux repas chauds, il serait demandé au Comité de concertation de les autoriser à nouveau dans le fondamental, « ces repas étant pour certains enfants les seuls repas consistants de la journée », relève Joseph Thonon.

Enfin, au niveau du testing, l’idée de la Fédération Wallonie-Bruxelles est d’avoir recours aux autotests en cas de clusters. « On testerait alors tous les enseignants de l’école pendant 14 jours. Mais ce n’est à ce stade qu’une proposition », commente le président de la CGSP-Enseignement.

Enseignement supérieur

Au niveau de l’enseignement supérieur, une reprise en présentiel à hauteur de 20 % est également sur la table et a toutes ses chances d’aboutir, nous glisse-t-on en coulisse.

Les voyages

L’interdiction des voyages non essentiels à l’étranger devrait bien prendre fin lundi. Mais cela s’accompagnera d’une obligation de tests a priori au minimum au retour et une semaine après celui-ci. Sans oublier une quarantaine, là aussi de minimum 7 jours, voire 10, entend-on. La task force testing et tracing travaille en effet à une éventuelle adaptation des consignes. Mais la logique reste la même qu’avant l’interdiction des voyages non essentiels.

Commerces et métiers de contacts

Quid de la reprise des métiers de contact et la fin du shopping sur rendez-vous le 26 avril ? Sur cette question, peu d’informations filtrent. Mais la fin de ces mesures semble crédible si la situation ne se dégrade pas (trop). À voir dans quelle direction ira le Comité de concertation.

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