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Du nouveau dans les écoles: le port du masque ne sera plus imposé en primaire à partir du 19 avril!

Exclusif
Caroline Désir, ministre de l’éducation
Caroline Désir, ministre de l’éducation - Elio Germani

La rencontre de ce mardi entre les acteurs du monde de l’enseignement francophone et la ministre de l’Education Caroline Désir (PS) a permis de bien avancer sur les nombreux dossiers auxquels est confrontée l’école. Première décision importante : le port du masque ne sera plus obligatoire en 5 et 6e primaires à partir du 19 avril.

Souvenons-nous qu’à l’issue du Comité de concertation du 23 mars dernier, il avait été décidé d’imposer le masque aux élèves de 5e et 6e primaires. La mesure avait fait grincer des dents dans le monde de l’enseignement, car aucune étude scientifique ne soutenait cette obligation. « Et cela a compliqué terriblement la vie des directeurs et du personnel d’encadrement des écoles », souligne une source officielle.

Par ailleurs, l’administration a reçu « des camions de plaintes des parents contre cette mesure ». Bref, selon nos informations, la ministre Caroline Désir devrait envoyer dès ce mercredi une circulaire à toutes les écoles de Wallonie et de Bruxelles pour préciser que le masque ne sera plus obligatoire en primaire à partir du lundi 19 avril. Bien entendu, les parents qui souhaitent que leurs enfants portent un masque en classe auront évidemment toute la liberté de le faire. La même mesure devrait être d’application en Communauté germanophone, contrairement à la Flandre, qui continuera d’imposer le masque en 5e et 6e primaires.

100 % présentiel : après le 3 mai, ce sera trop tard

Par ailleurs, le monde de l’enseignement espère vraiment que le Comité de concertation fixera rapidement une date de reprise en 100 % présentiel, avec la date du 3 mai comme ultime échéance.

« Au-delà du 3 mai, cela va devenir impossible d’organiser normalement la fin de l’année. Il ne restera alors que 10 semaines pour terminer les apprentissages essentiels, et on est déjà à la limite, il faut savoir que pour de très nombreux élèves, l’hybridation est compliquée et engendre des problèmes sérieux d’apprentissage », souligne une source gouvernementale.

Le monde de l’enseignement sera donc très attentif aux décisions prises par le Comité de concertation ce mercredi. « Si les chiffres des patients en soins intensifs et le taux de positivité baissent régulièrement, on doit pouvoir aller rapidement vers un enseignement en 100 % présentiel, c’est vraiment important tant d’un point de vue pédagogique que psychologique », poursuit une source gouvernementale.