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L’école des sous-officiers double le nombre de promotions annuelles

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Illustration - Belga Image

L’ERSO incorpore ainsi, depuis l’an dernier deux fois 525 candidats au sein de son département formation militaire, qui dispense une instruction de base – un peu raccourcie – aux futurs sergents de toutes les composantes, quelle que soit leur future affectation. Elle donne aussi des formations plus longues, notamment aux futurs sous-officiers techniciens des quatre composantes de l’armée.

Jusqu’ici, l’école de sous-officiers n’accueillait qu’une seule levée par an en septembre.

Désormais, la première session s’étend de mi-septembre jusqu’au mois de février suivant et la seconde de mars au 21 juillet, a expliqué mercredi le commandant de l’ERSO, le colonel Thierry Hinnekens, à l’occasion d’une visite sur place de la ministre de la Défense, Ludivine Dedonder (PS). Celle-ci a souligné le travail effectué par les instructeurs, dont elle souhaite revaloriser rapidement le statut en leur accordant, tout comme à d’autres catégories de militaires, une prime – 75 euros nets dans le cas des instructeurs.

La Défense souhaite recruter quelque 10.000 militaires au cours de cette législature pour compenser les nombreux départs à la retraite prévus dans les prochaines années.

« On a déjà 6.000 postulants (depuis le début de l’année), ce qui est deux fois plus que l’année dernière, dont 3.200 postulants pour être sous-officier », a affirmé Mme Dedonder à l’agence Belga et au journal ’Het Belang van Limburg’.

Le colonel Hinnekens a toutefois admis que l’attrition (la proportion de candidats qui renoncent en cours de formation) s’élevait à 25 % au maximum.

L’ERSO – « la plus grande école » de la Défense – a aussi dû, comme l’ensemble des forces armées, adapter son fonctionnement à la pandémie de coronavirus.

Le nombre de lits sur le campus Saffraanberg (SAF) a été limité, avec notamment une décentralisation des cours vers la grande garnison de Bourg-Léopold (Limbourg). Une partie est en formation est assurée à distance : à 50 % pour les formations techniques, comme celles de techniciens avions pour la composante Air et à 100 % pour les formations académiques avancées, dispensées aux sous-officiers désireux de monter en grade, jusqu’à celui d’adjudant-major.

L’ERSO a aussi entrepris une amélioration importante de son infrastructure – datant des années 1950 et en partie obsolète, principalement en ce qui concerne le logement. Les blocs les plus anciens vont progressivement place à des bâtiments plus modernes.

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