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Coronavirus: Maggie De Block admet que ne pas reconstituer le stock de masques était «une erreur»

Coronavirus: Maggie De Block admet que ne pas reconstituer le stock de masques était «une erreur»
Belga

«Nous voulions mettre fin à des stocks statiques qui prennent la poussière jusqu’à leur date d’expiration. C’était le cas, notamment, avec les stocks de matériel qui avaient été prévus pour Ebola» sans jamais être utilisés, a expliqué l’ancienne ministre.

«J’ai demandé la création d’un stock de rotation décentralisé» afin entre autres de résoudre les problèmes de stockage mais c’est un exercice «qui ne peut pas être réalisé du jour au lendemain» et «nous n’avons pas pensé que c’était urgent», a reconnu l’ex-ministre.

«J’aurais dû demander qu’on crée un nouveau stock statique et, parallèlement, développer un plan pour un stock de rotation mais le covid a pris le monde par surprise et s’est installé», a rappelé Maggie De Block.

«Nous aurions dû faire autrement, pas uniquement pour les masques mais aussi pour tous les médicaments qui permettent de soigner des gens gravement malades», a-t-elle encore dit.

Des erreurs ont sans aucun doute été commises, a répété l’ancienne ministre. «Mais quand on prend ses responsabilités et qu’on décide, on fait des erreurs», a-t-elle nuancé en appelant à faire la distinction entre les fautes qui auraient pu être évitées et les décisions prises qui peuvent apparaître fautives par la suite.

L’ancienne ministre a par ailleurs affirmé aux parlementaires avoir tiré différentes leçons de la crise. La première d’entre elles, déjà pointée à de nombreuses reprises au cours des auditions de la commission, c’est que l’organisation actuelle du pays rend difficile une intervention rapide et cohérente. «En Conférence interministérielle (CIM) Santé, nous avons passé des heures à expliquer à chacun ce qu’il pouvait ou devait faire ou pas», a-t-elle expliqué.

«Nous avons également des structures de gestion de crise mais elles ne concernent que des crises de courte durée», a ajouté Maggie De Block en pointant aussi le manque de culture de management de crise parmi les autorités et le fait que l’Union européenne n’ait pas été suffisamment armée pour faire la différence.

«Nous devons en outre constater que la limite des économies linéaires a été atteinte», a complété l’ancienne ministre.

Cette dernière a néanmoins souligné plusieurs points positifs, dont l’augmentation sensible de la capacité hospitalière au tout début de la crise, le développement de vaccins à une vitesse record ou encore la solidarité qui s’est mise en place vis-à-vis des plus âgés, des personnes fragiles et des soignants.

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