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Les discussions concernant l’accord interprofessionnel sont dans l’impasse

Les discussions concernant l’accord interprofessionnel sont dans l’impasse
Belga

Tant le patronat que les syndicats n’ont pu que constater le trop grand écart entre les positions des deux camps. Le président du Groupe des dix, Bart De Smet (FEB), devrait informer le Premier ministre et le ministre de l’Emploi de cette impasse, a fait savoir lundi soir la présidente de la FGTB/ABVV, Miranda Ulens.

Le gouvernement avait donné jusqu’au 1er mai aux partenaires sociaux pour trouver un accord, mais ce délai était «très idéaliste», selon Mme Ulens. Le ministre du Travail, Pierre-Yves Dermagne a élaboré une note dans laquelle il était notamment question d’attribuer une prime corona, souligne la responsable syndicale. «Mais les employeurs ont interprété cela de manière fort stricte et exclusive, alors que nous voyons cela de façon bien plus large. Des millions de gens ont travaillé durement durant cette pandémie. De cette manière, la hausse du pouvoir d’achat pourrait alors de facto aller au-delà de l’augmentation salariale de 0,4%.»

Du côté des employeurs, on se limitait à indiquer que l’ambiance entre les deux camps n’était «assurément pas bonne».

Le syndicat socialiste tenait un bureau de parti lundi soir et les deux autres organisations de travailleurs le feront mardi. Une nouvelle réunion du Groupe des dix est à l’agenda pour mercredi, mais on ne sait même pas si elle aura bien lieu.

Les syndicats estiment que les secteurs qui ont fait des affaires pendant la crise doivent pouvoir octroyer une hausse salariale dépassant la norme de 0,4%. Les employeurs rappellent eux que les entreprises ont connu la plus grave crise économique depuis la Deuxième Guerre mondiale et qu’elles doivent pouvoir se relever de celle-ci.

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