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«Bruxelles est un nid d’espions»: la capitale belge est un carrefour mondial de l’espionnage, confirme le patron du comité R

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Patron du comité R, qui contrôle le fonctionnement de la Sûreté de l’État et du Service général du renseignement et de la sécurité (SGRS) au niveau militaire, le Liégeois Guy Rapaille prendra sa retraite à l’été prochain, alors qu’il est en fonction à ce poste depuis 2006.

Les priorités de la Sûreté de l’État ?

Les deux grosses priorités de la Sûreté de l’État pour la Belgique et surtout Bruxelles, c’est le terrorisme et l’espionnage. Bruxelles, c’est un nid d’espions, il faut le savoir. Ça ne se sait pas trop, mais avec l’Otan et l’Union européenne, il y a beaucoup de personnes qui essaient d’avoir des informations. C’est suivi par la Sûreté et le SGRS, mais est-ce assez ? C’est difficile à dire. C’est une des deux grosses priorités pour le moment.

Combien d’espions sont actifs à Bruxelles ?

On n’a jamais fait de calculs car, un espion, c’est quelqu’un qui a une couverture. Une bonne couverture, c’est la couverture journalistique. Un journaliste d’un pays étranger qui a une carte de journaliste de son pays et qui arrive en Belgique pour s’intéresser à l’UE va avoir accès aux salles de presse, il va rencontrer des gens. La grosse majorité sont des journalistes, mais quelques-uns ne le sont pas trop. Il y a aussi la couverture diplomatique. Certaines personnes qui bénéficient des garanties diplomatiques de la convention de Vienne ont une activité principale dans le domaine de l’espionnage. Ça fait l’objet d’un suivi par nos services. Au total, ça fait du monde… On ne mesure pas les dangers que ça peut représenter, mais c’est tout de même assez important. C’est aussi l’image de la Belgique au niveau des institutions européennes. Donc, il faut se montrer efficace.

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