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Un journaliste de 50 ans assassiné au nord du Mexique: il aurait été enlevé par un groupe armé puis tué

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Illustration - Belga Image

Benjamin Morales Hernandez, reporter de 50 ans et directeur du portail numérique Noticias Xonoidag dans la municipalité de Sonoyta, était introuvable depuis dimanche après-midi, a déclaré le bureau du procureur de l’État.

La police locale a trouvé son véhicule abandonné sur une route près de Sonoyta, puis des agents de la Garde nationale mexicaine ont retrouvé, sur une autre route près de la ville où il vivait, son corps qui présentait des blessures par balle.

« Plusieurs pistes sont en cours d’investigation, portant sur les aspects personnels, familiaux et professionnels (de Benjamin Morales Hernandez), mais aussi sur les éléments recueillis sur place, dont un message sur un panneau d’affichage », a indiqué le parquet dans un communiqué, sans détailler le contenu du message.

L’organisation Reporters sans frontières (RSF) a affirmé, sur la base de rapports de médias locaux, que Morales aurait été enlevé de son domicile par un groupe armé, puis tué.

RSF a également mis en garde lundi contre la disparition, depuis le 30 avril, d’un autre reporter, Francisco Ramirez Padilla, dans l’État d’Oaxaca (sud) et a réclamé au parquet local de « faire tout son possible » pour le retrouver.

Le Mexique est considéré comme l’un des pays les plus dangereux où exercer la profession de journaliste. Plus d’une centaine d’entre eux y ont été assassinés depuis 2000, selon la Commission des droits de l’homme.

Plus de 90 % des meurtres de journalistes dans le pays restent impunis, dénoncent des organisations de défense de la liberté d’expression.

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