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Accord interprofessionnel 2021-2022: les libéraux se réjouissent d’une proposition «raisonnable», le PTB parle de «miettes»

Accord interprofessionnel 2021-2022: les libéraux se réjouissent d’une proposition «raisonnable», le PTB parle de «miettes»
Belga

L’accord salarial conclu par la majorité fédérale dans la nuit de mercredi à jeudi suscite, jeudi matin, des réactions diverses dans les rangs politiques. Ainsi, si les libéraux tant du nord que du sud du pays se réjouissent «de la proposition de médiation raisonnable faite par le gouvernement dans le cadre de l’Accord interprofessionnel», le PTB, lui, dénonce «les miettes» laissées aux travailleurs.

«Une prime unique de 500 euros net pour deux ans en plus des 0,4%? Voila le maximum que veut imposer le gouvernement aux syndicats pour négocier. Même là où les dividendes explosent, interdit de réclamer plus. Les miettes, c’est pour les pigeons, les travailleurs méritent du respect», a ainsi tweeté Raoul Hedebouw (PTB).

L’accord auquel a abouti dans la nuit le comité ministériel restreint, dans le cadre d’une proposition de médiation après l’échec de la négociation entre les partenaires sociaux, prévoit une marge salariale de 0,4% augmentée d’une prime ponctuelle ’corona’ plafonnée à 500 euros nets, uniquement pour les entreprises ayant enregistré de bons résultats pendant la crise.

«Ces éléments permettent de renforcer deux thèmes majeurs pour le MR: le pouvoir d’achat des travailleurs sans altérer la compétitivité de nos entreprises pour une économie belge gagnante», s’est de son côté réjoui, également sur Twitter, Georges-Louis Bouchez, le président des libéraux francophones.

Quant à Egbert Lachaert, le président de l’Open Vld, il s’est lui aussi déclaré satisfait de l’accord, «avec un maintien d’une norme salariale qui préserve notre compétitivité et des entreprises qui peuvent, en cas de bons résultats, accorder une prime unique de près de 500 euros nets à leur personnel», a-t-il tweeté. «Le menu qui est sur la table permet maintenant aux partenaires sociaux de recommencer à travailler», a-t-il ajouté.

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