«Jupiter’s Legacy»: un grand pouvoir implique… vous connaissez la suite!

«Jupiter’s Legacy»: un grand pouvoir implique… vous connaissez la suite!
Netflix

Grosse cartouche que voilà ! Issu du rachat de Millarworld, la société d’édition de Mark Millar, à qui l’on doit notamment les bandes dessinées « Kick-Ass », « Kingsman », « Civil War » ou « Logan » (excusez du peu !), «  Jupiter’s Legacy », adaptation des comics du même nom, entend jouer des coudes dans l’univers déjà plein à craquer des superhéros de la petite lucarne.

«  Mon plan était simple », nous avoue Millar en personne, joint par Zoom. «  J’ai travaillé des années chez Marvel et DC. J’ai écrit tous ces livres qui ont fait des films et séries. Puis, après avoir planché sur d’autres trucs, je me suis dit : si tu reviens aux superhéros, ce doit être le plus grand et le meilleur projet de tous les temps. » Rien que ça.

« Le plus grand et le meilleur projet de tous les temps »

«  J’aime l’idée d’avoir un produit unique, qui ne part pas dans un million de directions », poursuit le Britannique. «  Que vous n’ayez pas besoin d’avoir vu dix autres choses pour comprendre ce qui se passe, si vous voyez ce que je veux dire. » Et de rapprocher « Jupiter’s Legacy » de grandes franchises telles que « Star Wars », « Le Seigneur des Anneaux » ou « Game of Thrones ». S’entend par là que l’ambition n’est pas de créer la nouvelle écurie Marvel, mais de raconter une histoire… étalée sur une centaine d’années.

Et si la concurrence est rude, le scénariste n’est pas pour autant inquiet des comparaisons ou raccourcis qui pourraient être faits entre « Jupiter’s Legacy » et – par exemple – «  The Boys », la bombe superhéroïque d’Amazon, qui prend également le contre-pied des Avengers. «  Ce sont deux productions complètement différentes », souligne Millar. «  J’adore “The Boys”, c’est une truculente fiction tirée du roman graphique de Garth Ennis, qui est l’un de mes plus vieux amis dans le milieu. Mais c’est aussi une comédie scandaleuse, une satire à la “Deadpool”, alors que nous sommes dans quelque chose de plus sincère, un peu dans l’ambiance du “Parrain”, de Francis Ford Coppola, ou d’“Il était une fois en Amérique”, de Sergio Leone, mais version épique. »

Une version épique en premier lieu portée sur la postérité, le devoir et la passation de pouvoirs, avec tout ce que cela incombe aux jeunes qui n’ont rien demandé. C’est notamment ce qui a séduit le casting « adulte » de ce feuilleton intergénérationnel. «  Je peux l’apprécier mais je ne suis pas particulièrement fan du genre superhéroïque », nous révèle Josh Duhamel, alias Sheldon Sampson/Utopian, chef des omnipotents. «  J’étais plus attiré par le côté drame familial que par le reste. »

Pareil pour Ben Daniels (« L’Exorciste », « The Crown »), qui va, lui, jusqu’à présenter la série comme une tragédie grecque ! «  Je voulais voir ce que ça faisait d’avoir Elvis Presley pour frère », plaisante ensuite l’acteur, qui joue l’aîné des Sampson/Brainwave. «  Plus sérieusement, c’est intéressant de voir comment la célébrité peut affecter les siens. »

Et sinon, que vaut la série ?

Sous la houlette de Steven S. DeKnight (« Daredevil »), « Jupiter’s Legacy » introduit les premiers superhéros de l’histoire, prêts à passer le flambeau à leur progéniture. Tous n’aspirent toutefois pas à sauver le monde, provoquant un vrai choc des générations. Non dénué de combats spectaculaires, le show s’attarde ainsi davantage sur le côté humain d’une famille dysfonctionnelle extraordinaire, et déploie une histoire d’héritage sérieuse, sombre et complexe, ponctuée de flash-back sur la quête initiatique du patriarche et la création de « l'Union» des surhommes. Une fiction destinée à un public averti. Comptez huit épisodes pour la première saison.

Retrouvez l’interview exclusive de Josh Duhamel dans le prochain Ciné-Télé-Revue.

« Jupiter’s Legacy », dès à présent disponible sur Netflix

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