«La Femme à la fenêtre»: elle a tout vu… mais faut-il la croire?

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«La Femme à la fenêtre»: elle a tout vu… mais faut-il la croire?
Melinda Sue Gordon / Netflix Inc.

Encore un film privé de sortie au cinéma. Un de plus qu’on aurait bien aimé voir sur la grande toile, sauvé par le streaming ! Dans la lignée de « Fenêtre sur cour », chef-d’œuvre d’Alfred Hitchcock, « Gone Girl », de David Fincher (avec Rosamund Pike et Ben Affleck), ou « La fille du train » (avec Emily Blunt), «  La femme à la fenêtre » se présente comme un thriller oppressant où tous les regards sont portés sur Anna Fox, une psychologue agoraphobe perturbée vivant cloîtrée dans son appartement new-yorkais.

Pour occuper ses insipides journées, celle qui passait jusqu’alors son temps à regarder des vieux films se met à épier ses nouveaux voisins, fraîchement débarqués dans l’immeuble d’en face. Lesquels, de prime abord, semblent former la petite famille parfaite. Jusqu’au jour où la fine observatrice, qui souffre aussi de troubles anxieux et d’un goût un peu trop prononcé pour la bibine, se retrouve aux premières loges d’un affreux crime… à moins qu’elle ne l’ait halluciné ?

Que s’est-il réellement passé chez les Russell ? C’est tout le mystère de ce long-métrage parano à l’intrigue tortueuse, réalisé par le brillant Joe Wright, à qui l’on doit entre autres les drames romantiques « Orgueil et préjugés », « Reviens-moi » et « Anna Karenine » (des classiques avec Keira Knightley), ainsi que le biopic « Les heures sombres », qui relate la légende de Winston Churchill.

Une valeur sûre

Si, toutefois, le récit voyeuriste de « La femme à la fenêtre » vous rappelle quelque chose… c’est peut-être parce que vous l’avez déjà lu. L’œuvre est effectivement inspirée du best-seller éponyme de 2018 que Daniel Mallory a écrit sous le pseudonyme de A.J. Finn. Un roman palpitant au succès phénoménal, décrit par le maître Stephen King comme l’un de ces «  livres singuliers qu’il est impossible de lâcher ».

Et pour incarner cette histoire à vous rendre dingue, adaptée par le comédien et dramaturge Tracy Letts (récompensé du prestigieux prix Pulitzer pour « Un été à Osage County », en 2008), la production a vu juste en misant sur Amy Adams, Julianne Moore et Gary Oldman. La première, attendue dans le rôle principal d’Anna Fox, livre une performance tout simplement époustouflante. Après le drame biographique «  Une ode américaine » (Netflix) et la série « Sharp Objects » (HBO), la rouquine révélée auprès de Patrick Dempsey dans « Il était une fois » (Disney) est décidément l’actrice à suivre.

Jennifer Jason Leigh (« Atypical », « Les Huit Salopards »), Wyatt Russell et Anthony Mackie (tous deux venus de « Falcon et le Soldat de l’Hiver »), Fred Hechinger (vu dans « La Mission », le dernier film de Tom Hanks, également disponible sur Netflix) et Brian Tyree Henry (« Atlanta ») complètent le casting dément auquel s’ajoute Tracy Letts dans le rôle du Dr Landy. Et comme si tout ce beau monde ne suffisait pas… devinez qui signe la bande originale ? Danny Elfman, le compositeur fétiche de Tim Burton, mais oui.

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