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Violée, forcée à se prostituer, menacée, Valérie finit par tuer son mari après un calvaire de 24 ans: «C’est normal que j’aille en prison» (vidéo)

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Violée, forcée à se prostituer, menacée, Valérie finit par tuer son mari après un calvaire de 24 ans: «C’est normal que j’aille en prison» (vidéo)
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Ce dimanche, la Française Valérie Bacot s’est confiée longuement dans l’émission Sept à Huit, sur TF1. Elle a raconté le calvaire qu’elle a vécu pendant plus de 20 ans. Celle-ci a fini par tuer son mari en 2016, et a raconté son histoire lors d’un entretien avec Audrey Crespo, à quelques jours de son procès pour meurtre.

Âgée de 12 ans, Valérie Bacot voit Daniel Polette, le compagnon de sa mère, emménager chez elle. Celui-ci commence à abuser d’elle, couvert par la maman de l’adolescente : « Tous les soirs après l’école, il venait, il me disait : ‘Tu montes.’ Je savais ce que ça voulait dire. Une fois, je me souviens que je me suis beaucoup plus débattue et là je me suis retrouvée avec des brûlures, car c’était sur le tapis du salon. Au fil du temps, j’ai compris qu’il fallait se laisser faire plutôt que se défendre. Au début, je pensais que ma mère ne savait pas, mais je me suis rendu compte qu’elle devait savoir, mais n’a jamais rien fait. »

La sœur de Valérie finit par dénoncer leur beau-père, qui fera deux ans et demi de prison pour viol sur mineure de moins de 15 ans. Toutefois, il revient ensuite au domicile familial comme si de rien n’était. Après cela, il est même encore plus violent. Valérie tombe finalement enceinte à 17 ans et est forcée d’emménager avec son bourreau, toujours aidé par sa mère.

Ils ont finalement quatre enfants et finissent même par se marier : « Au fil des années, c’est de pire en pire. Insultes, claques, menaces de mort. Ça lui arrivait parfois de tirer (ndlr : avec un pistolet) et je ne savais pas s’il y avait quelque chose ou pas. Il me disait ‘T’as de la chance, c’est pas que j’en avais pas envie. La prochaine fois, je ne te louperai pas.’ »

Le jour où tout bascule

La maman finit même par être forcée à se prostituer sur les aires d’autoroute pendant quatre ans. Les enfants dénoncent plusieurs fois la gravité de la situation auprès des gendarmes, mais ceux-ci ne réagissent pas. En 2016, Daniel Polette demande un jour à la fille de Valérie (14) comment elle se comporte au lit. La maman craint alors le pire pour elle.

Le lendemain, Valérie est dans la voiture avec un client, quand celui-ci devient violent. « Comme d’habitude quand on avait ce type de clients, il gardait son arme dans la voiture. Je ne me suis pas laissée faire, il m’a dit dans l’oreillette que j’allais ‘le payer’ », raconte-t-elle. « Il est monté dans la voiture. J’ai pris l’arme. Je me souviens juste d’avoir fermé les yeux et d’avoir vu une lumière et entendu un gros bruit. Ma seule obsession, c’était de me sauver pour pas qu’il me tue. »

Suite à cela, elle met ses enfants dans la confidence et ceux-ci décident de lui venir en aide. Ils enterrent le corps dans un bois, celui-ci sera retrouvé un an plus tard. Après un an en prison, elle est libérée sous conditions, en attendant son procès qui débutera le mois prochain. « C’est normal que j’aille en prison pour ce que j’ai fait, ce que je redoute, c’est d’abandonner mes enfants et ma petite fille. D’un autre côté, j’ai hâte que ce procès se fasse. Je le considère comme mon procès, mais un peu comme son procès à lui aussi. Je le vois un peu comme mon dernier combat contre lui. Et, cela me permettra de savoir si j’arriverai pour une fois dans ma vie à être plus forte que lui », analyse-t-elle.

Pourtant, diverses associations et personnes se mobilisent pour éviter à la maman une peine de prison. Une pétition a déjà rassemblé plus de 275.000 signatures.

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