Abonnez-vous pour 1€

Standard: Laurent Jans, l’exemple à suivre pour que le rêve européen liégeois perdure

Une formidable rage de vaincre.
Une formidable rage de vaincre. - Photo News

Première journée des Playoffs 2. Le Standard vit un cauchemar sur la pelouse d’Ostende. Les Rouches encaissent six buts, de quoi courroucer Mbaye Leye. « Désormais, je travaillerai avec ceux qui ont envie de se battre pour nos couleurs ». La pique est d’envergure, et destinée aux cadres de l’équipe. Ceux qui doivent porter le groupe dans les moments difficiles, en affichant la juste combativité, pour sauver ce qui peut encore l’être au cours d’une saison plus que morose.

Dans l’adversité, qui plus est lorsque certains ne répondent pas aux attentes, il arrive que des éléments inattendus se révèlent. Laurent Jans en fait partie, en dépit de sa tombée dans l’oubli aux yeux des supporters. Libre de tout contrat, il s’était engagé pour une saison durant la seconde partie du mercato estival, avec une seconde année en option. Un alinéa en bas de page qui ne sera toutefois pas activé. Et pourtant, alors qu’il sait pertinemment bien que son avenir se situe loin des bords de Meuse, Laurent s’est battu comme un beau diable pour ne pas finir sur une note trop négative. Un état d’esprit récompensé par une place dans le onze de base face à Gand, puis dans le cadre d’une montée au jeu intéressante contre Malines.

Avec ses armes, certainement pas les plus esthétiques, mais celles qui vous donnent envie d’y croire. Le gars ne lâche rien, non seulement parce qu’il désire se mettre en vitrine et attiser les convoitises d’autres formations, mais surtout parce qu’il possède ce caractère tant recherché par le staff liégeois. Une force mentale louable pour un joueur qui avait disparu des radars depuis le déplacement à Mouscron du 7 mars dernier et ses maigres douze minutes de jeu. Pire, la dernière titularisation du Luxembourgeois date du 6 février, lors du partage contre OHL (1-1). Une longue traversée du désert, évacuée avec panache, mais pas que…

« J’allais souvent à Sclessin lorsque j’étais petit ». Tels étaient les mots du back lors de son intronisation. Un moyen de préciser à tous qu’il sait ce qu’on attend des hommes qui portent les couleurs locales. De l’abnégation, du courage et de l’ardeur dans le cœur. Pas besoin d’être le plus technique, il faut s’arracher, ce que demande Mbaye Leye depuis de nombreuses semaines. En vain, car trop rarement perçu par les routiniers du vestiaire. Alors, et parce qu’il faut parfois faire profil bas, pourquoi ne pas prendre exemple sur celui que personne n’attendait ?

L’international luxembourgeois aime le flanc droit mais peut dépanner à gauche. Il sait donc se mettre au service des autres, sans rechigner à la tâche. Parce qu’il sait que l’équipe prévaut sur les individualités. Malines l’a compris, c’est comme cela qu’il s’est imposé sur les terres du Standard jeudi passé. Avec un vrai collectif, sans fioriture ni bruit inutile. Un peu comme Laurent Jans, l’oublié d’un jour, le soldat de toujours. Un mec qui en a dans le pantalon comme on dit dans les buvettes. Un exemple à suivre, pour que le rêve européen ne s’envole pas dès ce dimanche, derrière les Casernes…

Foot amateur et chez les jeunes

► Tous nos articles STANDARD pour 1€ !


Notre sélection vidéo